Parce que la troisième vague de la révolution Internet va bousculer les business model traditionnels, le choix du grand dossier sur l’économie collaborative était une évidence.

Une du mag

Il est primordial que les entrepreneurs appréhendent les opportunités qu’offre cette révolution. Nous devons profiter de ce souffle pour faire évoluer la législation sociale et fiscale pour pouvoir s’adapter à ce nouvel environnement. Dans ce numéro, des entrepreneurs ancrés dans cette économie expliquent leurs choix et des experts nous confirment qu’il ne faut pas manquer le virage de cette nouvelle croissance.

Pour savoir comment le gouvernement compte faciliter le développement de l’économie du partage, CroissancePlus a interrogé le Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, qui nous présente ses ambitions pour une France davantage tournée vers le digital.

Vous retrouvez également dans ce magazine des entrepreneur des portraits d’entrepreneurs ainsi que les moments forts de l’association pendant ces dernières semaines.

Nous avons choisi pour ce deuxième numéro du magazine des entrepreneurs de CroissancePlus de mettre en avant la révolution majeure de l’économie collaborative.

Il est primordial que les entrepreneurs appréhendent les menaces comme les opportunités qui s’offrent à eux, et cette troisième vague de la révolution Internet nous semble le choc le plus lourd qui va heurter les business model traditionnels. C’est aussi un nouvel espace exceptionnel de créativité et de création de richesse. Cette vague, tout comme les précédentes, est irréversible. Et ce n’est pas la petite victoire des taxis contre Uber pop qui servira de modèle. L’utilisation de nos biens et de nos talents mise au service de la multitude d’utilisateurs, à travers des plates-formes numériques, est en marche. Aucun tribunal ni pouvoir politique ne pourra la stopper. Blablacar compte huit millions de membres en France.

Un homme politique pourrait-il s’attaquer à un lobby aussi puissant ? Il serait balayé. Il nous faut néanmoins être vigilant. Évitons de vouloir tout contrôler, tout administrer et tout fiscaliser afin de favoriser les start-up françaises et pas seulement les Airbnb et autres Uber étrangers. À ce titre, le rapport parlementaire du Sénat est très intéressant. En instituant une franchise de 5000 euros sans fiscalité pour les revenus des particuliers tirés de l’économie collaborative, et en ne forçant pas les jeunes pousses à se transformer en agents du fisc, les sénateurs ont fait preuve de sagesse. Espérons que ce rapport inspirera rapidement l’action du gouvernement. Profitons de ce souffle entrepreneurial pour faire évoluer notre droit du travail et apporter enfin à notre économie la souplesse dont elle a besoin pour s’adapter et se développer au rythme accéléré de la compétition mondiale.

Retrouvez l’édito de Stanislas de Bentzmann, Président de CroissancePlus – LIRE

magazine-Cplus-2-Eco-collaborative-simple-NOV15