Stop au blocage de l’économie !

Stop au blocage de l’économie !

Grèves : quelles conséquences pour les entrepreneurs de CroissancePlus et leurs salariés ?

Si la liberté d’expression et le droit de grève doivent être garantis, ils ne peuvent porter atteinte à la liberté d’entreprendre et de travailler !

Alors que le Premier Ministre vient d’annoncer les mesures retenues pour la réforme des retraites, le climat social ne s’apaise pas et les blocages de l’économie continuent. Les entreprises et leurs collaborateurs sont pris en otage. Au-delà des chiffres, il y a une réalité humaine que l’on ne peut nier.

Après une semaine de grève, les conséquences sur les PME et ETI de CroissancePlus sont préoccupantes. Voici quelques exemples factuels et malheureusement non exhaustifs partagés par nos entrepreneurs…

 

Jean-Bernard Falco, Paris Inn Group (hôtellerie)

Baisse de 30% du chiffre d’affaires, soit une perte nette de 600 000 € à J+7.

 

François Bergerault, L’Atelier des Chefs (évènementiel)

1 jour de grève = 20.000€ de perte de chiffre d’affaires, soit une perte de 140.000€ au bout d’une semaine.

 

Florent Dargnies, 4 roues sous un parapluie (évènementiel)

20 à 25 % d’évènements en moins sur cette période pour cause d’annulations. Pas de nouvelles réservations à court terme.

 

Guillaume Richard, Groupe OuiCare (services à la personne)

15 000 heures de prestations perdues soit 350 000 € de perte de chiffre d’affaires à J+6.

 

François Pelen, Groupe Point Vision (centres d’ophtalmologie)

Annulations de rendez-vous = Baisse de 30% du chiffre d’affaires, 20 000 € de pertes par jour, soit 120.000€ à J+6. Sans compter les patients qui renoncent à prévoir un rendez-vous compte tenu de l’incertitude sur la durée des grèves : 800 prises de rendez-vous en moins par rapport à la semaine précédente.

 

Areeba Rehman, MyBoxMan (plateforme de livraison collaborative)

60% de livraisons en moins.

 

Adrien Gazeau, Bio Culture (livraison de paniers bio)

Bien qu’un maximum de livraisons ait été effectuées avant le 5 décembre par anticipation, la première semaine de grève représente 20% de perte de chiffre d’affaires sans compter la baisse du nombre de commandes pour les semaines à venir.

 

Alexandre Pham, Mister’Temp (agences d’interim)

En Île-de-France, le volume de recrutements en intérim a baissé de 5 à 10% en une semaine, soit 100 à 200 emplois concernés.

 

Les entreprises dans le commerce ou la logistique sont particulièrement impactées.

Nos entrepreneurs soulignent que l’impact sur le chiffre d’affaires pourra s’étendre au-delà du mouvement. Pour Tanguy Desandre, Ma Place En Crèche : « Nous ne constatons pas de perte immédiate. Pour autant, faute de pouvoir réaliser des ventes au mois de décembre, notre chiffre d’affaires risque d’être impacté sur le premier trimestre 2020 ».

Les collaborateurs sont les premiers à subir ces grèves :

  • Perte de revenus

Si le télétravail est possible dans certains secteurs et pour certains postes, ce n’est pas possible dans l’événementiel, la logistique et les services à la personne. Les assistantes maternelles, intervenants en ménage et auxiliaires de vie qui ne peuvent pas se déplacer subissent une perte de revenu sèche. Il en est de même notamment pour les commerciaux et les livreurs.

  • Moindre redistribution des bénéfices en fin d’année
  • Primes de fin d’année remises en cause
  • Difficultés de transport, trajets à pied, fatigue, exaspération.

Nos entrepreneurs saluent le professionnalisme de leurs salariés qui font face à de nombreuses difficultés pour se rendre sur leur lieu de travail, ce qui a des conséquences sur leur vie de famille.

La réforme des retraites est pourtant nécessaire pour mettre fin à un système complexe et inéquitable. Le système actuel n’est plus adapté à la disparité des expériences professionnelles et à la diversité des parcours de vie.

Si la philosophie de la réforme nous semble aller dans le bon sens, il est indispensable qu’elle tienne compte des carrières longues et de la pénibilité de certains métiers. Les entrepreneurs de CroissancePlus insistent pour que le débat ouvre une réflexion sur l’évolution du travail et de la formation tout au long de la vie pour permettre aux collaborateurs d’évoluer professionnellement et de gérer au mieux leur fin de carrière.

Téléchargez le communiqué de presse.

Retrouvez nos communiqués de presse précédents :

Quelles priorités pour l’Europe ? Echanges avec Amélie de Montchalin

Quelles priorités pour l’Europe ? Echanges avec Amélie de Montchalin

Le 3 décembre, Amélie de Montchalin, Secrétaire d’Etat chargée des Affaires européennes, est venue échanger avec les entrepreneurs de CroissancePlus.

 

Suite aux élections européennes de juin et à l’installation de la nouvelle Commission européenne, Amélie de Montchalin a rappelé et détaillé les priorités pour l’Europe :

  • La transition climatique
  • La prospérité économique et sociale
  • L’enjeu régalien
  • La voix de l’Europe dans le monde

De nombreuses préoccupations concrètes ont été relayées par les entrepreneurs et la Ministre a pu livrer sa vision et son ambition.

  • Quel impact pour les entreprises à court terme face à l’incertitude autour du Brexit ?
  • Comment favoriser l’émergence de champions européens et faire évoluer le droit de la concurrence face aux GAFA ?
  • Comment l’épargne peut contribuer à l’innovation et au financement des entreprises pour favoriser la croissance et l’emploi ?
  • Comment la Bourse peut financer les entreprises au niveau européen ?
  • Comment l’Union européenne peut avancer de manière pragmatique, avec l’accord de tous les Etats membres, tout en tenant compte des pays qui veulent la rejoindre ?

Podcast : nouvel épisode avec Théobald de Bentzmann

Podcast : nouvel épisode avec Théobald de Bentzmann

Parce que le partage d’expérience est dans notre ADN, toutes les deux semaines, un entrepreneur vous racontera son parcours et un événement déterminant pour la croissance de son entreprise !

 

Découvrez l’aventure entrepreneuriale de Théobald de Bentzmann, Fondateur et CEO de Chefing, et le jour où tout a basculé …

Retrouvez nos épisodes sur nos chaînes Spotify et iTunes !

Les entrepreneurs de PME et d’ETI et leurs salariés appellent à la responsabilité et à l’apaisement

Les entrepreneurs de PME et d’ETI et leurs salariés appellent à la responsabilité et à l’apaisement

C’est un fait, chaque réforme proposée par un Gouvernement, quel qu’il soit, donne lieu à un bras de fer, des manifestations et des grèves qui prennent en otage les français et bloquent le pays.

Engagés au quotidien pour la réussite et la croissance de leurs entreprises, les 4 millions d’entrepreneurs de PME et d’ETI et les 8 millions de salariés sont les premiers à subir les conséquences de ces mouvements.

Le bilan économique et social du mouvement des « gilets jaunes » au mois de décembre de l’année dernière, c’est : 20 à 30% de chiffre d’affaires en moins pour les commerces de proximité et 2 milliards d’euros de pertes pour les centres commerciaux ; 70 000 personnes touchées par des mesures de chômage partiel ; de nombreux CDD non renouvelés ; des prévisions d’embauche revues à la baisse ; des dépôts de bilan…

Récemment encore, le 13 septembre, Paris a connu une nouvelle « journée morte » et le grand ouest a subi pendant plusieurs jours une grève sur le réseau TGV Atlantique.

A qui profitent ces blocages ? Sûrement pas à nos PME et ETI françaises qui souffrent au bénéfice des plateformes de commerce en ligne détenues par les géants du numérique qui ne participent que très faiblement à notre modèle social.

La grève illimitée annoncée à partir du 5 décembre nous inquiète parce qu’une nouvelle fois ce sont nos entreprises et nos collaborateurs qui en paieront les pots cassés.

Au-delà des chiffres, il y a aussi, pour l’immense majorité des français, une réalité humaine que l’on ne peut nier : perte de revenus, de pouvoir d’achat, incompréhension, exaspération… Si certains de nos collaborateurs peuvent télé-travailler, ce n’est pas possible pour une infirmière, une assistante maternelle, un commerçant, une caissière, un artisan…Tout cela concoure à fissurer la solidarité nationale.

La France et les français ne peuvent plus se permettre une nouvelle période de blocage, alors même que décembre est la période de l’année où les entreprises réalisent une part déterminante de leur chiffre d’affaire.

Nous appelons à la responsabilité de chacun. La démocratie doit garantir à la fois la liberté d’expression et le droit de grève mais également la liberté d’entreprendre et de travailler.

Seul un dialogue social apaisé et constructif ramènera de la sérénité dans notre société. Nous, entrepreneurs de CroissancePlus, souhaitons participer à une réflexion sur la modernisation de nos mécanismes de dialogue social.

Téléchargez le communiqué de presse en cliquant ici.

Découvrez Arnaud Sourisseau, Fondateur et Partner de One Man Support

Découvrez Arnaud Sourisseau, Fondateur et Partner de One Man Support

Chez CroissancePlus, ce sont 350 entrepreneurs français qui créent des emplois et se développent en France et à l’international. Focus sur ces entrepreneurs et leurs secrets pour continuer à croître.

 

 

Arnaud Sourisseau est Fondateur et Partner de One Man Support, une structure de conseil nouvelle génération s’appuyant uniquement sur des consultants et managers indépendants de haut niveau.

1. Quel est le service/produit innovant de votre entreprise ?

One Man Support propose le meilleur des deux mondes entre les grands cabinets traditionnels de conseils et les plateformes de mise en relation de consultants avec des entreprises :

  • La flexibilité et l’accessibilité qu’offrent les modèles de plateformes, avec 1000 consultants indépendants de haut niveau ;
  • Le niveau d’excellence de l’offre OMS garanti par :
    • Un parcours de recrutement exigeant pour intégrer le pool OMS ;
    • Des partners OMS eux-mêmes consultants, capables d’appréhender les enjeux stratégiques des clients et de leur proposer le consultant ou l’équipe de consultants les plus pertinents pour le projet.
  • Des services offerts aux membres du pool (coworking, formations, événements de networking…).

Notre innovation est là, ce modèle totalement hybride entre les grands cabinets de conseils et les plateformes de consultants indépendants qui répond à un objectif : apporter le meilleur des deux mondes à nos clients comme à nos indépendants.

2. Votre fierté en tant qu’entrepreneur ?

D’avoir sans doute compris avant d’autres, il y a 6 ans, que les Cabinets de Consultants indépendants deviendraient des acteurs majeurs de l’économie du Conseil.

3. Une erreur qui vous a fait grandir ?

Avant One Man Support, j’avais monté une autre start-up, HelloFresh, offre online de livraison de panier-recettes hebdomadaire par abonnement. L’aventure a duré 15 mois avant d’être stoppée par le fonds d’amorçage qui nous finançait car nous étions cette fois arrivés 6 à 12 mois trop tôt en termes de time-to-market. Le marché n’était pas encore prêt à ce type d’offre et le travail d’éducation trop lourd et long à porter seul.

Cela m’a appris que même à quelques mois près la notion de time-to-market était essentielle.

4. Votre idée de réforme pour faciliter la croissance des entreprises françaises ?

Le travail et nos vies sont aujourd’hui protéiformes et multiples. Il faut que les pouvoirs publics appréhendent cette redistribution qui fera que demain le salariat ne sera plus le modèle pivot.

Il est donc nécessaire que ces derniers posent, avec les différentes parties prenantes, les bases d’un modèle qui fera que demain les ponts et les solidarités soient cohérents entre les différentes « employabilités ».

5. Pourquoi avoir adhéré à CroissancePlus ?

Simplement parce que l’énergie appelle l’énergie et qu’il est plaisant de se retrouver dans une organisation qui plébiscite le projet, l’envie d’avancer et de croire en demain !