PACTE, PLF 2019 : ne restons pas au milieu du gué !

PACTE, PLF 2019 : ne restons pas au milieu du gué !

Alors que le projet de loi PACTE est examiné à partir d’aujourd’hui à l’Assemblée nationale et que les principales dispositions du projet de loi de finances ont été dévoilées, CroissancePlus insiste sur les entraves qui continuent d’empêcher les entreprises françaises de grandir et donc de créer de l’emploi.

CroissancePlus regrette que ces deux textes restent en-deçà de l’ambition initiale de créer un véritable socle d’entreprises de croissance (PME et ETI) structurant le tissu économique. Il manque encore des mesures fortes pour le financement et la transmission des entreprises. Nul besoin d’un grand soir, améliorons ce qui existe déjà !

Le PEA-PME gagnerait en attractivité si d’autres acteurs financiers pouvaient participer à sa diffusion et si les capacités de l’investisseur entrepreneur étaient élargies. Supprimons donc l’interdiction de détenir plus de 25% des droits de la société dans laquelle l’entrepreneur souhaite investir ou augmentons ce plafond à 50%.

Les entreprises pourraient, en outre, mieux recourir au crédit inter-entreprises si la condition du lien économique était remplacée par un critère d’appartenance à une même filière économique.

La transmission des entreprises serait, quant à elle, facilitée si le « pacte Dutreil » était profondément rénové. Son caractère trop contraignant explique pour une large part qu’en France seules 17% des entreprises se transmettent chaque année, contre 56% en Allemagne et 70% en Italie. C’est une cause majeure de la désindustrialisation progressive de notre pays à laquelle il faut enfin remédier ! Si le PLF 2019 assouplit le « pacte Dutreil » en supprimant les obligations déclaratives et en intégrant la respiration du capital au sein du dispositif, il s’arrête hélas au milieu du gué.

Une évolution significative, que CroissancePlus appelle de ses vœux, permettrait la transmission des entreprises françaises sans déstabilisation ni délocalisation : 68% des sièges sociaux des ETI se situant en dehors des grandes métropoles, cette réforme bénéfique à la croissance et à l’emploi répondrait donc tout autant à l’enjeu crucial du renforcement de l’attractivité des régions et de l’aménagement du territoire.

Pour Jean-Baptiste Danet, Président de CroissancePlus : « Alors que la moitié de nos PME et ETI vont se transmettre dans les 10 ans à venir, la réforme du « pacte Dutreil » est une urgence économique absolue. C’est le maintien des sites de production, des savoir-faire et de l’emploi en France qui est en jeu. »

Retrouvez le CP en PDF

[CP] Loi PACTE : Il faut aller plus loin

[CP] Loi PACTE : Il faut aller plus loin

Annoncé aujourd’hui en Conseil des ministres, le projet de loi PACTE introduit plusieurs mesures portées de longue date par CroissancePlus, jusque dans la concertation engagée par le Gouvernement pour la conception de ce texte.

Ainsi, les entrepreneurs de CroissancePlus saluent en particulier la création d’un guichet unique pour la création d’entreprise, la rationalisation des procédures de redressement judiciaire, la suppression de seuils sociaux et fiscaux pénalisants pour la croissance des jeunes pousses, la libération de l’intéressement et de la participation de leurs freins historiques que nous réclamons depuis toujours, ou encore la modernisation des fonds d’épargne-retraite et des contrats d’assurance-vie, indispensable à un meilleur financement des entreprises.

Pour autant, aussi bénéfique soit-elle, la loi PACTE comprend un angle mort de taille : rien ou presque n’est prévu pour les Entreprises de croissance dont font partie les entreprises de Taille Intermédiaire (ETI), leviers stratégiques de l’économie française qu’il est plus que jamais urgent de soutenir, pour enfin affronter à armes égales nos puissants concurrents mondiaux.

Favoriser leur financement en transformant le PEA et le PEA-PME (nos mesures en PJ), assouplir leur transmission par la profonde modernisation du « pacte Dutreil » aujourd’hui obsolète, et améliorer leur profitabilité, et donc leur efficacité en ajustant les « taxes de production » sur celles de nos voisins (3,2% du PIB en France, contre 1,5% en Italie et 0,5% en Allemagne), demeurent ainsi des nécessités absolues.

En complétant ces mesures par la création d’un « Small-Business-Act » européen et le développement du crédit inter-entreprises, nous permettrons alors aux entreprises de croissance françaises de donner leur pleine mesure dans la compétition mondiale et de créer les emplois de demain dont le pays a besoin !

Pour Jean-Baptiste Danet, Président de CroissancePlus « c’est en facilitant la transmission des entreprises, en leur permettant d’accélérer leur transformation managériale, de couvrir leur besoin de financement et de diminuer les taxes sur la production que nous permettrons à la France d’avoir des entreprises de croissance, compétitives au niveau mondial ».

 

CP CroissancePlus PL Pacte il faut aller plus loin 18 06 2018

 

CroissancePlus les mesures qui doivent être ajoutées à la loi Pacte 18 06 2018
« Ne luttons pas contre l’entreprise mais accompagnons-la ! »

« Ne luttons pas contre l’entreprise mais accompagnons-la ! »

Pour Jean-Baptiste Danet, président de CroissancePlus, le temps des réformes a bien sonné mais il doit aussi s’accélérer pour rendre l’économie française plus compétitive.

Les entreprises françaises vivent-elles un véritable retournement depuis un an ?

Il y a dans ce pays un réel retournement En fait, on perçoit une réelle ambition de libérer l’entreprise et de placer l’entreprise au cœur du réacteur de l’économie française. On le voit vrai ment depuis la fin de l’année dernière. Notamment avec les réformes sur le Code du travail et les récentes réformes sur la formation professionnelle et l’apprentissage. Cela démontre une réelle compréhension des besoins de l’entreprise pour évoluer et créer de l’emploi.

Qu’attendez-vous encore du gouvernement ?

Il y a encore énormément d’attente de la part des chefs d’entreprise. Dans le projet de la loi Pacte (1), il reste encore des points à régler. Le premier concerne un assouplissement supplémentaire des seuils dans les entreprises Ils restent encore des contraintes qui pèsent sur les petites et les moyennes entreprises. Le seuil à 50 salariés est le plus critique car nombre d’entreprises n’osent pas le dépasser De plus, nous attendons des avancées du côté des transmissions d’entreprises et le pacte des associés. Cela touche non seulement la transmission mais aussi le financement des entreprises. Enfin, la France reste un des seuls pays a avoir une taxe sur sa production avant même de dégager le moindre bénéfice. Or ces taxes doivent être revues car elles sont archaïques Leur mode de calcul n a pas suivi révolution de l’économie. Nous proposons d’ajouter cette taxe a l’intérieur de l’impôt sur les sociétés Cela aurait un impact très positif sur le compte de résultat de nos entreprises et aussi en termes d’attractivité auprès d’investisseurs étrangers.

Que dites-vous aux personnes qui s’opposent actuellement à ces réformes ?

Face aux opposants à ces reformes, je dis que seule l’entreprise est capable de réconcilier la société. Ne luttons pas contre l’entreprise mais accompagnons-la ! Ce débat mettant dos à dos l’entreprise et la société civile est complètement obsolète et il faut vite en sortir. Pour la SNCF, elle ne peut pas entrer dans un environnement concurrentiel si elle ne se réforme pas. Survivre ne peut pas être un objectif fiable et notamment pour la SNCF. Nous saluons d’abord cette volonté de réformes mais il faut bien se rendre compte qu’il s’agit pour le moment d’une remise à niveau pour nous rendre plus compétitif au niveau européen au moins II faut donc accélérer ce train de reformes pour être plus performant.

(1) Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises

CroissancePlus salue un projet de loi pragmatique qui répond aux défis économiques de demain

CroissancePlus salue un projet de loi pragmatique qui répond aux défis économiques de demain

Muriel Pénicaud a présenté ce matin en Conseil des Ministres le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

Pour les entrepreneurs de CroissancePlus, la réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle est « la mère des réformes ».

1,3 million de jeunes ne sont ni à l’école, ni à l’université, ni en apprentissage, ni en emploi.

Seul 1 salarié sur 2 bénéficie de la formation professionnelle.

50% des emplois seront transformés d’ici 10 ans.

La réforme de l’apprentissage et de la formation professionnelle est donc la « clé » pour associer les entreprises à l’accompagnement des talents et répondre aux enjeux économiques et sociétaux dans un monde en transformation.

Les mesures du projet de loi rejoignent les propositions portées par CroissancePlus issues des problématiques rencontrées par nos entrepreneurs :

  • allègement des contraintes (rythme et durée de l’apprentissage)
  • implication des entreprises pour rénover le contenu des diplômes et des formations
  • transformation du CPF en euros
  • rationalisation des cotisations versées par les entreprises
  • simplification de l’organisation de la formation professionnelle
  • développement de l’innovation pédagogique (e-learning)
  • plus de liberté et de transparence pour les salariés

 

CroissancePlus espère que les débats au Parlement permettront d’enrichir le projet de loi sans perdre sa philosophie. Les entreprises, les salariés et les jeunes doivent être au cœur du nouveau dispositif. Les entrepreneurs ont besoin d’une réforme pragmatique mise rapidement en application.

 Pour Jean-Baptiste Danet, Président de CroissancePlus : « Les mesures présentées par le Gouvernement démontrent une réelle compréhension des enjeux de l’apprentissage et de la formation professionnelle. Cette réforme est essentielle pour répondre aux besoins économiques, créer des emplois et réconcilier la société civile avec l’entreprise au nom de l’intérêt commun. Elle doit être menée efficacement pour offrir aux générations futures un monde à la hauteur de notre ambition pour notre pays. »

 

Contact presse : Isabelle d’Halluin Communication 06 03 00 88 48 / idhalluinpresse@gmail.com http://www.croissanceplus.com

Direction des Affaires publiques CroissancePlus : 01 56 88 56 22

Premier réseau français des entrepreneurs de croissance créé en 1997, CroissancePlus se veut force de propositions et d’influence auprès des pouvoirs publics et leaders d’opinion pour favoriser la croissance des entreprises et la création d’emplois en France.

 

Retrouvez le CP en PDF en cliquant ici

CP CroissancePlus PL Penicaud 27 04 2018

 

CP: CroissancePlus se réjouit de l’annonce du Président de la République pour un meilleur partage des fruits de la croissance

CP: CroissancePlus se réjouit de l’annonce du Président de la République pour un meilleur partage des fruits de la croissance

Le Président de la République a annoncé la suppression du forfait social pour les entreprises de moins de 250 salariés à compter du 1er janvier 2019.

CroissancePlus se réjouit de cette annonce qui va au-delà des propositions formulées par ses entrepreneurs dans « l’Urgence de la Réforme », il y a plus d’un an.

Le partage des fruits de la croissance est un sujet majeur de réconciliation à l’intérieur de l’entreprise. La future loi « PACTE » doit être l’occasion de développer les dispositifs d’actionnariat salarié qu’il s’agisse d’intéressement, de participation ou d’actions gratuites.

Pour Jean-Baptiste Danet, Président de CroissancePlus : « partager les fruits de la croissance est au cœur des valeurs de CroissancePlus. L’annonce faite par le Président de la République de supprimer le forfait social sur l’intéressement est un signal fort largement approuvé par les entrepreneurs de croissance »

Contact presse : Isabelle d’Halluin communication 06 03 00 88 48 / idhalluinpresse@gmail.com

[CP] OGURY élue SCALE-UP de l’année par les entrepreneurs de CroissancePlus

[CP] OGURY élue SCALE-UP de l’année par les entrepreneurs de CroissancePlus

8 minutes pour pitcher, 8 minutes pour convaincre : c’est le défi relevé par les finalistes des Scale-Up Awards face aux 350 entrepreneurs présents le 5 avril au Spring Campus organisé par CroissancePlus. Sélectionnées en amont par un jury d’experts, les entreprises retenues ont rivalisé d’éloquence pour valoriser leur croissance.

Parmi les dossiers reçus, le jury a choisi 4 entreprises finalistes :

  1. FAMOCO spécialiste du sans-contact et du développement des services NFC – Scale-Up dirigée par Lionel Baraban
  2. HALIO DX spécialiste du diagnostic immuno-oncologique – Scale-Up dirigée par Vincent Fert
  3. OGURY spécialiste des données de navigation et de comportement sur mobile – Scale-Up dirigée par Jean Canzoneri
  4. YOUNITED CREDIT spécialiste du crédit à la consommation – Scale-Up dirigée par Geoffroy Guigou

 

Les 350 entrepreneurs présents ont voté pour récompenser OGURY dirigée par Jean Canzoneri qui devient la Scale-Up de l’année 2018 ! Elle succède ainsi à AGRICONOMIE, Scale-Up 2017 dirigée par Paolin Pascot.

Jean Canzoneri, Co-founder et CEO d’OGURY réagit : « Nous sommes honorés d’avoir été remarqués et distingués par cette assemblée de dirigeants connaissant l’engagement quotidien pour faire progresser et grandir une entreprise. Ce grand prix vient récompenser le travail de toutes nos équipes qui ont réussi en moins de 3 ans à placer OGURY sur une trajectoire exponentielle. »

Le prix spécial du jury, remis par le cabinet d’avocat d’affaires, Gide Loyrette Nouel, a lui été attribué à YOUNITED CREDIT dirigée par Geoffroy Guigou.

« Les 50 entreprises qui ont postulé pour les Scale-Up Awards sont une formidable vitrine pour les Scale-Up, ces entreprises en hypercroissance et en transformation dont notre économie a tant besoin. Nous devons les accompagner et les soutenir, elles sont créatrices de valeur partagée, d’innovation et contribuent, à travers leur modèle innovant, à réconcilier la société civile avec l’entreprise. Nous sommes très fiers de récompenser deux d’entre elles. » Christian Nouel, Avocat, associé du Cabinet Gide, Loyrette, Nouel, Président de la Fondation Croissance Responsable.

« Nous nous félicitons de la qualité exceptionnelle des candidatures reçues pour la troisième édition des Scale-Up Awards. Le jury a sélectionné 4 entreprises répondant aux critères d’’innovation, de croissance et de développement à l’international. C’est ce qui permettra à nos lauréats de devenir les ETI de demain. » Jean-Baptiste Danet, Président de CroissancePlus.

« Nos entreprises ont besoin de modèles d’hypercroissance inspirants pour grandir. Nos 4 finalistes des Scale-Up Awards sont des exemples qui tirent l’économie française vers le haut : nous devons absolument encourager ces modèles ! Cette nouvelle édition du concours nous a prouvé que la France est bien un terreau fertile ; les lauréats 2018 ont une vraie vision sur leurs perspectives de croissance, mais sont aussi conscients des facteurs clefs de succès, absolument nécessaires pour y parvenir. Nous sommes très fiers de récompenser aujourd’hui deux parcours d’exception parmi ces pépites. » souligne François Bloch, Directeur Général de KPMG.

Composition du jury :

Geoffroy de Becdelièvre, PDG de Marco Vasco et membre du Comité Directeur de CroissancePlus
Georges Gambarini, Coordinateur National du Marché des Entreprises de Croissance chez KPMG
Christian Nouel, Associé du cabinet Gide, Secrétaire Général de CroissancePlus
Hélène Saint Loubert, Présidente de Grenade & Sparks et Vice-Présidente de CroissancePlus
Eric Sebban, Fondateur & CEO de Visiomed, lauréat des Scale-up Awards 2016

Ce jury a sélectionné 4 finalistes parmi une cinquantaine de dossiers de candidature d’entreprises au business model installé. Les critères ? Une perspective de changement d’échelle menée grâce aux leviers suivants :
– une innovation de rupture ou incrémentale
– une évolution du chiffre d’affaires et perspectives de financement
– progression et prévisions de recrutement
– développement à l’international actuel et/ou envisagé

>> Retrouvez le communiqué de presse en version pdf <<<

OGURY elue Scale-up de lannee par les entrepreneurs de CroissancePlus