Interview de Jean-Baptiste Danet sur la Loi PACTE

Interview de Jean-Baptiste Danet sur la Loi PACTE

LE FIGARO. – Le projet de loi Pacte va-t-il soutenir la croissance économique ?

Jean-Baptiste DANET – Ce texte comporte de bonnes mesures sur les seuils d’effectifs, le guichet unique, les procédures de redressement judiciaire… qui sont susceptibles de soutenir la croissance. Je tiens aussi à souligner la qualité des concertations. Néanmoins, nous restons sur notre faim. On nous promettait une loi pour développer un Mittelstand (tissus allemand de moyennes entreprises, NDLR) à la française, pour faire grandir nos entreprises. Ce n’est pas le cas.

En quoi cet objectif est-il manqué ?

Les mesures principales – et typiquement celles sur les seuils et l’intéressement des salariés – concernent les TPE et les PME, pas les entreprises de plus de 250 salariés. Or ce sont bien ces entreprises qui manquent à l’appel en France, où nous avons un problème à faire croître nos sociétés. Pour y remédier, il faudrait s’attaquer aux difficultés de transmission, de financement et de compétitivité. Le projet de loi Pacte ne le fait pas suffisamment.

Retrouvez l’intégralité de l’interview sur le site du Figaro

 

 

Jean-Baptiste Danet à l’Opinion : « On a un niveau de charges patronales plus important que nos voisins, qui pèse sur la productivité

Jean-Baptiste Danet à l’Opinion : « On a un niveau de charges patronales plus important que nos voisins, qui pèse sur la productivité

Lors de son discours au 42e congrès de la Mutualité française à Montpellier, Emmanuel Macron n’a pas annoncé de virage social, pourtant attendu par une partie de sa majorité. « Ce qui a été annoncé hier est assez conforme à la pensée du chef de l’État », juge Jean-Baptiste Danet. « Ce qui est intéressant, c’est cette volonté ferme de remettre les gens à l’emploi », continue le président de CroissancePlus.

Retrouvez l’interview de Jean-Baptiste Danet à L’Opinion

Le Parisien : « Les idées chocs d’un patron contre le chômage »

Le Parisien : « Les idées chocs d’un patron contre le chômage »

Président de l’association d’entrepreneurs CroissancePlus, Jean-Baptiste Danet livre, sans langue de bois, ses propositions contre le chômage.

Le projet de loi réformant la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance-chômage est débattu à partir du 29 mai en commission à l’Assemblée nationale. À cette occasion, le président de l’association d’entrepreneurs CroissancePlus, qui regroupe 350 chefs d’entreprise de toutes tailles et de tous secteurs employant au total 130 000 emplois, nous présente ses idées pour faire baisser le chômage de masse.

Malgré le retour de la croissance, le chômage ne baisse pas. Pourquoi ?

JEAN-BAPTISTE DANET. Depuis un an, l’économie française a bénéficié du rebond mondial, de coûts des matières premières et des taux d’intérêt assez bas. La baisse des charges sur le coût du travail a aussi permis de restaurer les marges des entreprises. Enfin, l’exécutif a pris des mesures courageuses comme les ordonnances Travail, la suppression de l’ISF, la flat tax et lancé la réforme, essentielle à nos yeux, de la formation professionnelle. Mais le chômage structurel qui frappe les jeunes, les seniors et des régions entières ne baisse pas. C’est très préoccupant. Il faut donc aller plus loin.

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[Tribune] Loi Pacte : « Trois risques pour l’entreprise »

[Tribune] Loi Pacte : « Trois risques pour l’entreprise »

Christian Nouel et Jean-Baptiste Danet, responsables d’associations d’entreprises, s’inquiètent dans une tribune au « Monde » de voir une réécriture du statut de l’entreprise devenir le vecteur de contentieux juridiques et de contraintes administratives.

Dans quelques semaines sera déposé au Parlement le projet de la loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui devrait proposer une modification de l’article 1833 du code civil, commandant à l’entreprise d’être responsable vis-à-vis de la société.

Pour les entrepreneurs, ce débat est délicat : s’ils s’opposent directement à ce changement en expliquant que l’entreprise n’a pas une vocation d’intérêt général, on les accusera de protéger leurs seuls intérêts financiers. S’ils argumentent que leurs entreprises ont déjà une contribution sociale, au sens large, et que ce changement est inutile, on leur reprochera de porter une vision conservatrice de leurs intérêts…

Les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises, très concernés par l’impact sociétal de leurs activités, ne peuvent donc que soutenir cette réforme.

La responsabilité sociale vectrice de croissance

D’une part, ils ont parfaitement conscience de devoir répondre aux attentes de nombreuses parties prenantes : les consommateurs – 73 % des « millenials » acceptent de payer plus cher un produit ou un service « responsable » ; les collaborateurs – qui souhaitent concilier qualité de vie et travail et donner du sens à leur engagement au sein de leur entreprise ; les investisseurs – soucieux de pérennité, dont les investissements dits responsables représentaient en 2016 plus de 25 % des actifs sous gestion.

D’autre part, les entrepreneurs et dirigeants d’entreprises sont convaincus que la responsabilité sociale est vectrice de croissance et créatrice de valeur durable de long terme. Plus responsable, leurs entreprises accèdent à de nouveaux modèles économiques et à de nouveaux marchés, liés à la poursuite des dix-sept « objectifs de développement durable » des Nations unies.
Ils peuvent mieux prévenir les risques et constituent un puissant moteur d’innovation. Ils permettent de valoriser les marques, de consolider les relations de confiance avec leurs parties prenantes, les pouvoirs publics ou leurs clients, et d’améliorer leur attractivité. Bref, d’initier des modèles vertueux créateurs de valeur partagée où se concilient différents objectifs.

Soutenir cette réforme est naturel pour la Fondation Croissance responsable et CroissancePlus, qui militent depuis des années pour le partage des fruits de la croissance. Mais notre rôle est également d’alerter sur les risques qu’elle pourrait entraîner, et qu’il convient d’éviter.

L’Etat ne doit pas abandonner ses missions

Premier risque, faire de ces nouvelles obligations un fardeau supplémentaire qui pénalise les dynamiques de croissance des entreprises. Il ne s’agit pas de favoriser des objectifs de bien commun au détriment des performances économiques, mais bien de les concilier.

Second risque, que ce changement soit source de contentieux. Rien n’est pire que l’aléa administratif ou judiciaire pour les entreprises, a fortiori pour les start-up. Il est normal que les entrepreneurs s’inquiètent de l’appréciation de la réalité de leur entreprise qu’un juge serait susceptible de faire. Comment éviter une multiplication de contentieux, si l’on envisage par exemple que tout activiste pourrait attaquer une entreprise devant les tribunaux, en jugeant qu’elle n’en fait de toute façon jamais assez ? Les juges auraient-ils alors les moyens et les compétences d’apprécier une telle situation, où s’opposent des points de vue subjectifs ?
Enfin, dernier risque, cette réforme ne doit pas amener l’Etat à abandonner ses missions en les transférant aux entreprises : l’intégration des performances sociétales dans leur modèle économique ne se confond pas avec la poursuite de l’intérêt général.

Nous sommes d’accord pour reconnaître le rôle élargi de nos entreprises, dans l’intérêt collectif. Mais il serait contre-productif que cela ne crée de nouvelles contraintes ou obligations qui, pénalisant leurs performances et leur capacité de croissance, aboutiraient à une impasse : échouer économiquement, et être en incapacité de promouvoir leur contribution positive à la société.

Tribune Les Echos: « Se former / bouger : les clés du retour à l’emploi ! »

Tribune Les Echos: « Se former / bouger : les clés du retour à l’emploi ! »

Depuis un an, la nouvelle majorité met en œuvre un programme pragmatique dont les principes semblent simples : faire confiance aux entrepreneurs pour développer l’économie ; lever les freins qu’un amoncèlement de textes et de règlementations ont créés au fil du temps afin de réduire les rentes et redonner le goût du risque ; veiller à ce que les fruits de la croissance retrouvée soient équitablement distribués.

Cet engagement est celui des entrepreneurs de CroissancePlus. Créateurs de projets ayant placé le juste partage des richesses créées au cœur de leur pacte associatif, ils se mobilisent pour que le desserrement des contraintes libère enfin tout le potentiel de croissance des entreprises.

Parmi les principaux défis, la formation est la mère de toutes les batailles. Face aux enjeux de la mobilité géographique et de l’innovation numérique, donnons à chacun la capacité d’acquérir les connaissances utiles à l’emploi, mais aussi la faculté d’évoluer et de rester en phase avec les besoins de l’économie…

 

Retrouvez l’intégralité de la tribune sur le site des Echos

Décideurs Magazine : bilan de l’année, les positions de CroissancePlus

Décideurs Magazine : bilan de l’année, les positions de CroissancePlus

Jean-Baptiste Danet, président de CroissancePlus, dresse le bilan de l’année et revient sur les grandes réformes du gouvernement, détaillant les enjeux économiques et sociaux des chefs d’entreprise en France.

Décideurs.Vous êtes président de CroissancePlus depuis près de deux ans. Quel bilan faites-vous de votre mandat à ce jour ?

Jean-Baptiste Danet. Nous avons assisté à l’élection d’un président réformateur. Ce dernier a été élu grâce à un programme et des convictions peu entendues jusqu’alors. Parallèlement, le renouvellement du Parlement composé d’une majorité forte est survenu avec l’arrivée de plus de cent vingt députés n’ayant jamais été élus auparavant. Notre rôle au-delà d’animer notre réseau d’entrepreneurs, consiste notamment à émettre des propositions concrètes, issues du vécu des entrepreneurs de terrain pour la croissance et l’emploi. Nous avons ainsi publié en janvier « Le sens des réformes », complément de « l’Urgence de la Réforme » qui relate nos soixante-dix propositions pour la croissance et l’emploi que nous avions transmises aux candidats à la présidentielles. Sur nos soixante-dix propositions, environ trente-cinq ont été adoptées ou reprises en partie. La première année a donc consisté à faire connaitre nos propositions auprès des parlementaires. Toutes ces réformes sont la traduction d’une remise à niveau pour que l’entreprise se développe en France. En revanche, elles ne constituent pas le changement radical qui donnerait au pays de l’avance sur la liberté d’entreprendre et sur le rôle de l’entreprise dans la société. Nous attendons de la loi PACTE de nouvelles réformes qui répondront à ces problématiques.

 

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