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De l’assurance chômage à l’assurance du retour à l’emploi

Constatant que le système actuel ne prend pas en compte les nouvelles réalités économiques, CroissancePlus soutient la volonté de réforme en profondeur de l’assurance chômage.

Pour les entreprises, l’Etat et les comptes publics, la défaillance du système à un coût énorme. Il semble donc acceptable que l’Etat semble vouloir participer à la gestion paritaire, étant donné qu’il assume in fine le déficit et la dette du système.

Alors que la piste du bonus-malus sur les contrats courts est avancée, CroissancePlus rappelle que la surutilisation des CDD n’est qu’une conséquence de l’évolution du Code du Travail et du CDI vers toujours plus de rigidité. En proposant « un CDI agile », partiellement matérialisé dans les récentes ordonnances travail par l’extension du CDI de chantier, CroissancePlus propose que l’employeur et l’employé, l’entrepreneur et le collaborateur, puissent faire ensemble le pari commun d’un emploi durable.

Si cette logique d’assouplissement du contrat de travail devient possible pour toutes les entreprises, il serait alors envisageable de favoriser celles qui embauchent sur des contrats durables, pour le plus grand bénéfice de tous les acteurs, y compris des comptes publics.

Cette réforme ne peut cependant pas se limiter à une simple réforme de gestion : l’assurance chômage doit devenir un outil proactif de retour à l’emploi.

Prenons en compte l’ensemble des déterminants du chômage que sont entre autres la formation et la réalité géographique ; nous savons que coexistent dans notre pays des métropoles en situation de plein emploi et des territoires en marge, sans opportunité économique.

Bien au-delà de l’enjeu central de la formation professionnelle et de l’apprentissage, nous souhaitons renforcer les incitations à la mobilité géographique pour que les rencontres entre ceux qui offrent et ceux qui cherchent un emploi soient fluidifiées.

Dans cette logique, CroissancePlus propose plusieurs mesures concrètes :

  1. Proposer jusqu’à trois mois d’indemnisation chômage supplémentaires au demandeur d’emploi, sans dépasser le plafond d’indemnisation, pour couvrir les surcoûts liés à une mobilité. Cette mesure permettra au bénéficiaire d’arbitrer entre pouvoir d’achat et investissement dans la mobilité.
  2. Permettre aux personnes bénéficiaires de l’assurance chômage qui retrouveraient un emploi d’utiliser le montant restant de leurs droits pour compenser les éventuelles différences de revenus entre l’ancien emploi et le nouveau.
  3. Permettre aux entreprises d’insérer dans le CDI une clause de pari commun, où le motif de rupture « mesurable et atteignable » est prédéfini.
  4. Publier les décrets d’application de la loi de 2008 posant les critères et conditions de ce qu’est une offre raisonnable d’emploi.
  5. Faire bénéficier, en priorité, les demandeurs d’emploi contraints de déménager, des appartements du 1% logement, soit pour accéder à l’achat via le prêt action logement, soit à la location, grâce au parc auquel l’entreprise a accès.

« Le régime de l’assurance chômage doit urgemment prendre en compte les nouvelles réalités économiques et sociales. Sa gestion doit être assainie, quitte à ce que l’Etat intervienne dans l’équilibre du système. Nous considérons que le régime doit devenir plus incitatif, en orientant les demandeurs d’emplois vers les zones et les secteurs où le retour à l’activité est possible et nécessaire. Ne regarder que la compensation de la perte d’emploi ne suffit plus : l’indemnisation doit inciter le bénéficiaire à envisager une mobilité géographique, qu’elle soit temporaire ou définitive. » déclare Jean-Baptiste Danet, Président de CroissancePlus

Contact presse : Isabelle d’Halluin communication 06 03 00 88 48 / idhalluinpresse@gmail.com