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Mars / Avril 2009
d'Edith Henrion d'Aubert, Directeur Général
« La re-croissance ou comment fertiliser nos entreprises ? Du 26 au 28 mars prochains, CroissancePlus va prendre de la hauteur à Avoriaz en Haute Savoie, à l’occasion de la première édition de son « CroissancePlus Spring Campus ». Réunis au sommet, chefs d’entreprise membres de notre réseau, experts et responsables institutionnels vont s’efforcer d’aborder, l’altitude aidant, des faces ou versants inexplorés : ceux des conditions préalables à une nouvelle croissance, à une « re-croissance » ou un rebond que chacun appelle de ses vœux. D’où les pistes variées « attaquées » au cours de différentes tables rondes : « Rebondir, innover, où vont les gazelles ? », « Comment se passer des financiers ? », « Les PME internationales : un temps d’avance ? » ou encore « Business éthique et durable : nouvel eldorado ou effet de mode ? », autant de tribunes pour élever le débat et proposer des alternatives de sortie de crise (pour plus d‘information, cliquez ici). Car nous sommes convaincus (et les nouveaux records de création d’entreprises le prouvent) que la croissance passe, en priorité, par quelques secteurs d’avenir. Quels sont-ils ? Quelles sont leurs caractéristiques ? Et quels enseignements peut-on tirer quant aux spécificités de ces « nouvelles » entreprises ? Citons en tout premier lieu, les secteurs les plus porteurs à notre sens : le green business (énergies nouvelles, technologies vertes, recyclage…, sans oublier les Medtech et Biotech), le web et le e-commerce (avec un nouveau record atteint en 2007 avec 22 % de croissance) et le secteur des services que ce soit aux entreprises ou à la personne. Leur recette ? Des fondamentaux mêlant à la fois des valeurs économiques et technologiques (conquête de nouveaux marchés, fidélisation des clients, innovation/R&D…) et des valeurs sociétales (respect de l’environnement, insertion par l’emploi, pratiques éthiques…).L’exemple de Danone qui nous vient d’en haut est, à ce titre, une belle illustration : la récente annonce de Franck Riboud de la création d’un fonds dédié va permettre de développer et de renforcer l’écosystème du groupe. Avec 100 millions d’euros de dotation initiale et 1% des bénéfices annuels de Danone qui seront reversés dans ce fonds, c’est à terme, un vaste programme de développement de compétences et d’insertion par l’emploi qui va être mis en chantier. Quelle meilleure convergence, en effet, que ce lien tissé entre l’action économique menée à l’échelle internationale, voire mondiale, étroitement reliée à préoccupations locales, sociétales ou environnementales ? Ce partenariat significatif qui vient d’être esquissé n’est bien sûr pas l’apanage des grandes entreprises : toutes, TPE, PME ou ETI (entreprises de tailles intermédiaires) peuvent emboîter le pas et chacune, à sa manière et à son rythme, peut adopter un geste, un pourcentage, un label distinctif témoignant de sa volonté « d’un engagement durable et/ou de proximité ».Qui plus est, en s’accordant au plus près à leur environnement, ces nouvelles entreprises d’aujourd’hui et de demain présentent tout un tas d’avantages : agissant souvent dans des secteurs de pointe ou sur des niches non défrichées où il existe à la fois une véritable demande et une pénurie de l’offre, elles sont, avec une croissance à deux chiffres, fortement créatrices d’emplois. Ce faisant, elles réveillent nos consciences et font de nous des consommateurs de plus en plus avertis et exigeants. Bref, par petites touches, par souci de soi, des siens (ses proches, ses collaborateurs) comme des autres, elles oeuvrent au quotidien de manière toujours plus éthique et responsable. Fertiliser nos esprits, nos habitudes et nos comportements, tel peut être le « terreau » d’une nouvelle croissance, telle est une voie d’innovation pour donner un sens à nos entreprises et inscrire, dans le temps, une nouvelle dynamique de croissance. . |