Par Thibaut Bechetoille (président de Croissance Plus)Stéphane Boujnah (président du directoire d’Euronext)Thomas Blard (partner chez Avolta Partners). 

 

Les entrepreneurs de la French Tech ont besoin d’investisseurs pour faire grandir davantage les start-up françaises. La Bourse est le meilleur instrument pour cela, surtout dans un contexte de taux bas qui devrait inciter les Français à investir davantage dans les entreprises, et un peu moins dans des placements sans risques mais désormais sans gains.

Les entrepreneurs de la French Tech sont, à juste raison, fiers d’arborer un coq coloré sur le revers de leur veste. Mais à y regarder de plus près, ce gallinacé ne pond pas de très gros oeufs. Selon une récente étude d’Avolta Partners, les sorties françaises (moment où les entreprises sont rachetées ou introduites en Bourse) se font à des prix 10, voire 100 fois moins élevés que ce que produisent nos voisins européens. La banque d’affaires relève que les trois plus grosses sorties françaises entre 2017 et 2019 ont été celles de Teads racheté par Altice pour 285 millions d’euros,  Drivy acquis par l’américain Getaround pour 268 millions d’euros et PeopleDoc payé 260 millions d’euros par un autre américain, Ultimate Software. De beaux succès à l’échelle tricolore mais qui font pâle figure face aux 25 milliards d’euros atteints par le suédois Spotify ou 5 milliards d’euros pour le britannique Farfetch. Et pour ne rien arranger, ces entreprises sont parties se faire coter aux Etats-Unis (…)

Retrouvez l’intégralité de la Tribune sur le site LesEchos en cliquant ici.