Pour une Europe de croissance au service de ses entreprises et de ses territoires.

A l’approche des élections européennes du 26 mai, le METI et CroissancePlus formulent 15 propositions pour dynamiser l’économie européenne et favoriser une croissance de long terme, conciliant objectifs économiques, sociaux et environnementaux.

Le METI et CroissancePlus ont la conviction que la création durable d’emplois, la cohésion économique et sociale des régions et des territoires européens, et la capacité pour l’Europe à rester dans la course industrielle et technologique mondiale reposent largement sur les ETI et les PME de croissance.

Ces 14 millions d’entreprises, qui pèsent aujourd’hui 60 millions de salariés du secteur privé, forment l’ossature industrielle européenne. Elles portent la croissance sur le marché intérieur, et font de l’Europe une puissance exportatrice. Elles incarnent un capitalisme de long terme, fidèle à l’Europe, et soucieux des territoires et des salariés.

Lors de la prochaine mandature, du Parlement comme de la Commission, l’Union européenne doit plus que jamais miser sur le développement de ces entreprises stratégiques. Il en va de la prospérité de l’Europe et de l’avenir du projet européen.

C’est l’objectif de ce document programmatique adressé aux candidats aux élections européennes, aux fonctionnaires de la Commission européenne ainsi qu’aux fédérations professionnelles européennes.

« Pour les dirigeants d’ETI et de PME de croissance françaises, l’Europe n’est pas une idée abstraite, c’est une réalité quotidienne qui permet à nos entreprises de se développer sur un vaste marché et de créer de l’emploi. C’est la raison pour laquelle nous souhaitons que le grand rendez-vous des élections contribue à mettre les enjeux économiques au centre du débat européen. Les décisions des parlementaires européens et des membres de la Commission seront déterminantes pour l’avenir de nos entreprises, mais aussi de tous les citoyens français et européens », déclarent Philippe d’Ornano et Frédéric Coirier, co-présidents du METI.

« Face à une concurrence mondiale exacerbée, il est vital que les autorités favorisent les entreprises, notamment les PME de croissance et ETI – ces champions des territoires, au cœur de notre économie – pour leur donner les moyens de poursuivre leur développement, de garantir leur compétitivité et de contribuer à la prospérité économique de l’Europe », déclare Jean-Baptiste Danet, président de CroissancePlus.

 

 

Les 5 piliers des propositions du METI et de CroissancePlus :

  1. Valoriser la contribution des PME de croissance et des ETI à la prospérité économique européenne

La contribution des ETI et PME de croissance à l’économie européenne sera d’autant plus substantielle qu’elle fera l’objet d’une appréhension précise et de mesures ciblées. Le METI et CroissancePlus proposent la création d’une catégorie statistique ETI à l’échelle européenne, telle qu’elle existe en France, pour mieux évaluer la contribution et les problématiques spécifiques de ces entreprises et veiller à la mise en œuvre de mesures économiques pertinentes, préservant des effets de seuil et ne nuisant pas à leur croissance.

  1. Soutenir la conquête internationale des ETI et des PME de croissance

Les ETI et PME de croissance incarnent un potentiel économique considérable tout en promouvant un modèle européen de capitalisme de long terme, respectueux des hommes et de l’environnement. A ce titre, il faut encourager leur développement international : en créant pour elles des conditions de concurrence équitables dans l’économie mondiale, en défendant leurs intérêts aux niveaux communautaire et extraterritorial, en orientant davantage vers elles le nouveau Fonds Européen pour les Investissements Stratégiques. L’objectif est de permettre l’éclosion de nouveaux champions européens de taille mondiale.

  1. Adapter l’environnement réglementaire, fiscal et financier pour porter la croissance de long terme

Les ETI et PME de croissance ont besoin d’un environnement réglementaire, fiscal et financier sain et stable pour inscrire leur développement sur le long terme. Cela suppose par exemple l’adoption de mesures favorables à la transmission d’entreprises, homogénéisée selon les meilleurs standards européens ; le renforcement de l’union économique, monétaire et bancaire, pour mieux protéger les entreprises de futures crises économiques et leur garantir l’accès à un meilleur crédit ; l’assurance d’un environnement budgétaire et fiscal robuste, autour du Pacte de stabilité et de croissance et du Pacte budgétaire, pour accélérer la convergence fiscale et économique entre états membres, et en particulier l’harmonisation des taxes de production au sein de l’UE.

  1. Favoriser le développement du capital humain en Europe

A l’heure où les ETI et PME de croissance sont confrontées à une pénurie de main d’œuvre qui entrave leur développement et où la concurrence internationale par les coûts est plus forte que jamais, l’Union européenne doit miser sur son capital humain. L’UE doit amplifier le développement de l’apprentissage et de la formation professionnelle au niveau européen, en créant un véritable « Erasmus Pro » et en garantissant la reconnaissance des compétences professionnelles entre Etats membres. Elle doit fluidifier la mobilité des travailleurs et entrepreneurs en consolidant leur libre circulation en Europe. Enfin, elle doit soutenir un modèle entrepreneurial européen qui associe les salariés aux fruits de la croissance et encourage l’esprit entrepreneurial sur le continent.

  1. Placer le numérique et l’innovation de rupture au cœur des projets européens

Défis prioritaires pour le développement des ETI et des PME de croissance, comme pour l’avenir de l’économie européenne dans son ensemble, la révolution numérique et les innovations de rupture doivent être placées au cœur des projets politiques et juridique de l’UE. Cela passe par la création d’un Fonds Stratégique Européen spécifiquement dédié aux innovations de rupture sur le modèle de la « DARPA » américaine ; la mise en place d’un véritable marché unique du numérique garantissant un environnement concurrentiel équilibré pour les entreprises européennes ; et l’encouragement des investissements en R&D et formation dans ces secteurs, notamment en matière de cyber-sécurité et d’intelligence artificielle.

L’Europe : une chance pour la France, ses entreprises et ses salariés

Avec 512 millions d’habitants, l’Union européenne représente près de 7 % de la population mondiale et un PIB de 15 869 milliards d’euros (2018). En établissant un « marché unique » à dimension continentale, l’Union européenne a offert à ses entreprises et à ses salariés un espace d’échanges et de développement sans équivalent dans le monde.

Pour la France, l’UE représente la majeure partie de ses échanges commerciaux : 59 % des exportations et 58 % des importations, ce qui génère environ 3,2 millions d’emplois.

Retrouvez le communiqué de presse en version PDF

 

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Isabelle d’Halluin Communication : idh@isabelledhalluin.com / +33 (0) 6 03 00 88 48