C’est un fait, chaque réforme proposée par un Gouvernement, quel qu’il soit, donne lieu à un bras de fer, des manifestations et des grèves qui prennent en otage les français et bloquent le pays.

Engagés au quotidien pour la réussite et la croissance de leurs entreprises, les 4 millions d’entrepreneurs de PME et d’ETI et les 8 millions de salariés sont les premiers à subir les conséquences de ces mouvements.

Le bilan économique et social du mouvement des « gilets jaunes » au mois de décembre de l’année dernière, c’est : 20 à 30% de chiffre d’affaires en moins pour les commerces de proximité et 2 milliards d’euros de pertes pour les centres commerciaux ; 70 000 personnes touchées par des mesures de chômage partiel ; de nombreux CDD non renouvelés ; des prévisions d’embauche revues à la baisse ; des dépôts de bilan…

Récemment encore, le 13 septembre, Paris a connu une nouvelle « journée morte » et le grand ouest a subi pendant plusieurs jours une grève sur le réseau TGV Atlantique.

A qui profitent ces blocages ? Sûrement pas à nos PME et ETI françaises qui souffrent au bénéfice des plateformes de commerce en ligne détenues par les géants du numérique qui ne participent que très faiblement à notre modèle social.

La grève illimitée annoncée à partir du 5 décembre nous inquiète parce qu’une nouvelle fois ce sont nos entreprises et nos collaborateurs qui en paieront les pots cassés.

Au-delà des chiffres, il y a aussi, pour l’immense majorité des français, une réalité humaine que l’on ne peut nier : perte de revenus, de pouvoir d’achat, incompréhension, exaspération… Si certains de nos collaborateurs peuvent télé-travailler, ce n’est pas possible pour une infirmière, une assistante maternelle, un commerçant, une caissière, un artisan…Tout cela concoure à fissurer la solidarité nationale.

La France et les français ne peuvent plus se permettre une nouvelle période de blocage, alors même que décembre est la période de l’année où les entreprises réalisent une part déterminante de leur chiffre d’affaire.

Nous appelons à la responsabilité de chacun. La démocratie doit garantir à la fois la liberté d’expression et le droit de grève mais également la liberté d’entreprendre et de travailler.

Seul un dialogue social apaisé et constructif ramènera de la sérénité dans notre société. Nous, entrepreneurs de CroissancePlus, souhaitons participer à une réflexion sur la modernisation de nos mécanismes de dialogue social.

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