Baromètre C+360 : Les décisions politiques ne peuvent pas se prendre uniquement à l’aune des indicateurs Covid

Baromètre C+360 : Les décisions politiques ne peuvent pas se prendre uniquement à l’aune des indicateurs Covid

Les entrepreneurs de CroissancePlus mesurent chaque jour la complexité de la crise sanitaire traversant notre pays. Afin de la prendre en compte dans toutes ses dimensions, ils ont réuni plusieurs indicateurs au sein du baromètre C+360°, divisé en 4 focus thématiques : Global 2020, santé, crise économique & précarité, bien-être psychologique.

Ils souhaitent ainsi participer à une meilleure appréhension de cette complexité et de l’aspect multidimensionnel de cette crise.

La première édition du baromètre C+360° démontre l’urgence d’une prise en compte accrue du moral des Français et de la fragilisation structurelle des entreprises.

Pour Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus, « il est temps d’élargir notre champ de vision sur la crise sanitaire, dont les effets collatéraux destructeurs sont insuffisamment mesurés »

Télécharger le communiqué de presse.

Télétravail : les entrepreneurs ont besoin de confiance et d’accompagnement, pas de sanctions

Télétravail : les entrepreneurs ont besoin de confiance et d’accompagnement, pas de sanctions

La Ministre du Travail engage depuis plusieurs jours les entreprises à accélérer la mise en place du télétravail afin de limiter les occasions de transmission du COVID 19.

 

Conscients des enjeux sanitaires et de l’impérieuse nécessité d’éviter un reconfinement, les entrepreneurs de CroissancePlus s’emploient à accélérer la mise en place du télétravail.

Néanmoins, ils alertent le Gouvernement sur les difficultés concrètes que sa mise en place induit. Après plus d’un an de télétravail généralisé, souvent dans l’urgence, de nombreux salariés expriment un profond malaise, voire une détresse liée à l’isolement et à la sédentarité.

Garants de la santé et de la sécurité des salariés au travail, les entrepreneurs ne peuvent pas prendre en compte de manière exclusive la variable de risque d’infection au COVID. Ils sont également comptables de la santé psychologique de leurs salariés.

Aussi, plus que d’une injonction verticale intransigeante, les entrepreneurs ont également besoin de confiance et d’accompagnement pour exercer leur métier de chef d’entreprise avec discernement.

« Le télétravail est un levier majeur de lutte contre l’épidémie, mais il comporte également une part de risque pour la santé des salariés que nous ne pouvons pas ignorer, et notamment la détresse sociale et psychologique. Si le COVID est une composante de la santé, il n’en est pas la seule. Dans cette période compliquée, les entrepreneurs ont besoin de confiance et d’accompagnement plus que de sanctions. » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

Téléchargez le communiqué de presse.

[Podcast] Nouvel épisode avec Van Phan Thanh, co-fondatrice de PIVR !

[Podcast] Nouvel épisode avec Van Phan Thanh, co-fondatrice de PIVR !

Parce que le partage d’expérience est dans notre ADN, un entrepreneur vous raconte son parcours et un événement déterminant pour la croissance de son entreprise !

 

Découvrez l’interview de Van Phan Thanh, Co-fondatrice de PIVR, le nouveau service de réparation par visioconférence ! Elle est également lauréate du prix « Engagement citoyen » du Moovjee. Elle nous dévoile à travers un témoignage exclusif son parcours d’entrepreneure, enrichi de rencontres et surtout du tournant décisif pour sa carrière… Le jour où tout a basculé.

Spotify :

Apple podcasts :

 

 

 

Morning Croissance avec Nicolas d’Hueppe !

Morning Croissance avec Nicolas d’Hueppe !

Alors que l’Europe entre dans une nouvelle phase de propagation du virus de Covid-19 et que la crise économique se poursuit, la Tech continue de montrer sa résilience sur les marchés financiers. Ces derniers ont vu l’arrivée de nouveaux investisseurs individuels, plus jeunes et digitalisés, avec un réel appétit pour les belles histoires de PME-ETI.

 

 

C’est dans ce contexte que Nicolas d’Hueppe, CEO d’Alchimie, a réalisé son introduction en bourse en novembre 2020 sur Euronext Growth. Alchimie passe ainsi un cap lui permettant d’accélérer sa croissance. Retour sur le premier process d’introduction en bourse française 100% digitalisé.

 

 

A propos d’Alchimie

Alchimie est une plateforme OTT qui permet aux médias et talents de lancer leur propre Netflix thématique. Alchimie co-édite 70 chaînes thématiques affinitaires par abonnement. Alchimie dispose d’un catalogue de plus de 60 000 heures de contenus établi auprès de plus de 300 partenaires prestigieux (Arte, France TV distribution, ZDF Entreprises ou encore Zed). Alchimie s’associe aux talents (célébrités, influenceurs), aux marques et aux groupes de médias pour créer de nouvelles chaînes (Unbeaten, Cultivons-Nous, The Big Issue, Télé Star, Army Stories, Grand Air, Poisson Fécond, Vaughan, etc.) qui sont ensuite distribuées sur plus de 60 plateformes de distribution (TVPlayer, Amazon, Orange, Movistar, Samsung, Huawei, etc.) élargissant constamment son audience et par conséquent ses revenus. En 2019, Alchimie a acquis TVPlayer, la plus grande plateforme OTT indépendante du Royaume-Uni. Avec des bureaux en France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne et en Australie, Alchimie emploie 125 collaborateurs et est classé 48e au French Web 500 (classement des 500 entreprises de la Tech française).

Comment s’est opéré le passage du Private Equity à l’IPO ? Quelles ont été vos motivations à l’introduction en bourse ?

Nous avons depuis toujours financé la croissance d’Alchimie par le private equity. En hyper-croissance, nos besoins de financement ont beaucoup augmenté. J’ai donc cherché une solution me permettant non seulement de conserver un équilibre dans la société, mais aussi de pouvoir lever des montants significatifs, afin de faire face notamment à la concurrence américaine sur le secteur OTT. Notre stratégie est fortement tournée vers l’international, la France n’étant qu’un des marchés de l’entreprise, qui est également active en Allemagne ou au Royaume-Uni par exemple. C’est ainsi que fin 2019, j’ai sérieusement commencé à envisager une introduction en bourse. Pour moi, il s’agissait plus d’un accélérateur qu’une fin en soi, qui m’apporterait également une visibilité accrue.

J’en ai donc parlé à mon fonds historique, HLD. Bien que cette opération représentait un véritable challenge, il m’a soutenu dans cette ambition. J’ai donc entamé dès 2020 le processus d’introduction en bourse.

Comment avez-vous vécu le processus d’introduction en bourse ?

Avril 2020 marque un tournant entre l’ancienne économie qui subit de plein fouet la crise sanitaire et les sociétés technologiques dites « covid-friendly ». L’IPO de PEXIP sur Euronext, un équivalent de ZOOM européen ce mois-là a été un succès. Cela m’a motivé à aller au bout du processus. Je me suis donc rapproché de brokers pour préparer cette étape structurante de la vie de ma société.

Les avantages que présentent le financement par la Bourse m’ont permis de convaincre mon conseil d’administration, et d’entamer le processus en juillet 2020. Cela a été rapide, puisque Alchimie est entrée en Bourse en novembre. Pendant ces 4 mois, en excluant août, mes conseils juridiques ont tenu la plume pour créer un « document d’enregistrement » de 250 pages décortiquant ma société et nos perspectives, qui a été présenté à l’AMF (Autorité des Marchés financiers). Une fois que cette dernière nous a donné son autorisation, j’ai pu rencontrer des premiers fonds pour tester le projet. A l’issue de cette période de collecte de feedbacks, nous avons présenté une note d’opération à l’AMF avec les modalités de valorisation, de placement, etc.  J’ai ensuite réalisé un roadshow 100% virtuel compte tenu du contexte sanitaire en rencontrant nos futurs investisseurs. C’était une première en France !

Comment se sont passés vos premiers jours en bourse ?

Nous avons reçu beaucoup de soutien et de messages de félicitations suite à cette opération. Les équipes ressentent beaucoup de fierté de travailler au sein d’une société cotée. En un mois, Alchimie a fortement gagné en crédibilité notamment auprès du monde anglo-saxon. Cette introduction en bourse a été un réel accélérateur de croissance.

La Bourse a la réputation d’être contraignante en termes de reporting, ce que nous appréhendions. Néanmoins, étant cotés sur Euronext Growth, qui est un marché adapté aux PME, nous bénéficions d’obligations allégées. Ainsi, nous avons pu choisir un mode de reporting adapté à nos besoins, notre structure et nos méthodes de travail.

Quel est l’impact en matière de gestion de vos actionnaires, par rapport au Private Equity notamment ?

Contrairement au private equity où les comptes sont scrutés en détail, la cotation se pilote de manière différente. Nous réalisons des documents d’information génériques pour l’ensemble de nos investisseurs. Il est donc nécessaire de se faire accompagner par des cabinets d’avocats ou agences de communication dans certaines démarches.

J’apprécie le principe de donner la possibilité au plus grand nombre d’investir dans ma société et de profiter des fruits de la croissance. Là où les fonds se réservent les pépites. Mais cela a une contrepartie : au-delà des relations avec les gérants institutionnels à alimenter, nous nous devons désormais de communiquer avec nos 3900 actionnaires individuels qui nous ont fait confiance. Il faut donc être vigilant, et cela passe notamment par une communication transparente et régulière.

Maintenant que nous sommes cotés, le plus gros du travail a été réalisé. En termes de coûts, bien qu’il soit à première vue significatif pour une PME, il faut le mettre au regard des montants levés (17,9M€). De plus, si nous souhaitons réaliser une opération secondaire, celle-ci sera simple, rapide et à des couts bien plus faibles que dans le non coté. Cela devrait permettre de soutenir les prochaines étapes de notre développement.

L’introduction en Bourse d’Alchimie en bref

Date 27 novembre 2020
Marché Euronext Growth
Montants levés 17,9 M€
Capitalisation boursière à l’issue du 1er jour de cotation 71,3 M€

 

 

Reconfiner, non, responsabiliser, oui ! – Interview de Thibaut Bechetoille dans EcoRéseau Business

L’ombre du reconfinement pèse sur la France et ses entreprises. Ces dernières semaines, tout semblait indiquer un troisième tour de vis, finalement, ce ne sera pas pour tout de suite. Reste qu’en dépit de l’accumulation de mesures (couvre-feu, fermetures des frontières et des grands magasins…), la solution du reconfinement n’est pas exclue. Et les entreprises s’en inquiètent. Thibaut Bechetoille, président de l’association d’entrepreneur·ses CroissancePlus, analyse les risques que représenterait un reconfinement et appelle à miser sur la responsabilité des Français·es et des entreprises.

 

Quel regard portez-vous sur la gestion de la crise ces derniers mois ?
Notre regard consiste à dire que d’une manière générale, on regarde le problème sous un angle très focalisé sur le sujet sanitaire-covid. Il nous paraît important de resituer le tout dans un contexte plus global de société, avec ses composantes économiques et psychologiques. Il nous semble que cette crise est pilotée de façon parcellaire et pas assez globale. On voit de plus en plus d’études et d’articles sur la santé psychologique des jeunes, les achats d’antidépresseurs qui augmentent, les baisses des consultations de cardiologie… Il faut prendre toutes les dimensions en compte et ce n’est pas toujours le cas.

Un troisième confinement serait donc préjudiciable ?
Quand vous voyez ce qu’il se passe en Espagne où l’on dit qu’on ne peut pas se permettre un reconfinement, et aux Pays-Bas où éclatent des émeutes et où le niveau d’acceptabilité des mesures est bloqué, on se demande si en France ou ne pourrait pas raisonner de la même manière. Avec 63 % de dépenses publiques par rapport à son PIB et 120 % de dette, la France a-t-elle les moyens de se payer un troisième confinement ? La question est là (…)

Retrouvez l’intégralité de l’article EcoRéseau Business.