La lourdeur administrative menace la santé et l’économie

La lourdeur administrative menace la santé et l’économie

Depuis un an, le Covid-19 affecte très violemment la vie des entreprises et de leurs salariés.

 

Aujourd’hui, les pouvoirs publics anticipent une hausse des contaminations et évoquent depuis quelques semaines la possibilité d’un troisième reconfinement. Cette hypothèse est rendue de plus en plus plausible par l’émergence d’une nouvelle souche plus contagieuse au Royaume-Uni.

Pourtant, cette éventualité serait insupportable, tant d’un point de vue économique que social et démocratique. La stratégie du « stop & go » a atteint une limite au-delà de laquelle se situe une rupture irréparable pour les savoir-faire, les emplois, les résultats financiers et l’investissement.

Pour s’en sortir, reste donc la vaccination, caractérisée jusqu’à aujourd’hui par une lenteur incompréhensible qui menace la survie économique du pays. Les lourdeurs administratives habituelles dénoncées par CroissancePlus depuis de nombreuses années montrent encore une fois tout leur pouvoir d’étouffement, y compris sur des politiques médicales d’une urgence absolue, et ce malgré des taux de prélèvements obligatoires et de dépense publique extravagants.

Ce nouvel épisode de difficultés vient illustrer ce que nous vivons au quotidien dans d’autres domaines : la prédominance d’un Etat vertical et procédurier, trop souvent éloigné des réalités et des besoins urgents du terrain. Chaque jour, nous l’éprouvons lorsque nous recrutons, investissons, vendons, ou payons nos charges.

Nous appelons le Gouvernement à réagir de façon urgente. La communication a fait son temps et ne sauvera ni les Hommes ni les entreprises confrontées à des difficultés inédites. L’heure doit être celle de l’action et de la responsabilité des citoyens, des entreprises et des élus locaux au plus près du terrain. Ainsi seulement notre pays pourra se projeter vers l’avenir et limiter l’explosion du chômage qui s’annonce.

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Assurance crédit: une bonne nouvelle pour les entrepreneurs

Assurance crédit: une bonne nouvelle pour les entrepreneurs

Les entrepreneurs de CroissancePlus saluent le nouvel accord passé hier entre le Gouvernement et les assureurs crédit, qui acte la prorogation des dispositifs Cap Relais pour 6 mois et l’amélioration des dispositifs Cap et Cap+. Cette mesure de réassurance publique est essentielle pour permettre aux entreprises de continuer à bénéficier des garanties incluses dans leurs contrats d’assurance crédit.

 

Loin d’être un accord exclusivement technique, cette décision permet à de nombreuses entreprises en France de continuer à sécuriser leur chiffre d’affaires pour l’année à venir, dans un contexte d’incertitude et de turbulences économiques.

CroissancePlus salue notamment la capacité d’écoute du Gouvernement, avec qui l’association a beaucoup travaillé sur ce sujet, et sa volonté de parvenir à une solution économiquement viable pour les entreprises de France. Les entrepreneurs demeureront vigilants sur l’évolution des garanties et des conditions de l’assurance-crédit tout au long de l’année 2021.

« Le travail du Gouvernement a porté ses fruits et a permis la conclusion d’un accord qui sera positif pour tout l’écosystème entrepreneurial. L’assurance crédit est un maillon essentiel dans le financement de nombreuses entreprises, PME et ETI. Nous devrons veiller à ce que son bon fonctionnement soit garanti dans les prochains mois, malgré la dégradation économique à laquelle nous devrons faire face » déclarent Thibaut Bechetoille et Laurent Vronski, Président et Secrétaire Général de CroissancePlus.

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Hôtellerie, restauration, événementiel: prenons la mesure de l’urgence

Hôtellerie, restauration, événementiel: prenons la mesure de l’urgence

Les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et de l’événementiel sont aujourd’hui les plus touchés par la crise. Malgré les nombreuses aides proposées par l’Etat, de nombreuses entreprises ne parviendront pas à compenser des pertes d’activité dépassant les 80% de leur chiffre d’affaires.

 

Face à cette réalité, les entrepreneurs de CroissancePlus expriment leur forte inquiétude. Pour les secteurs concernés, ils estiment que la situation actuelle n’est pas soutenable. Un nouvel équilibre doit être trouvé qui donne davantage de place à un retour à l’activité. Les dispositifs de soutien doivent également être revus et prendre davantage en compte la réalité économique vécue par ces entreprises. Les taxes locales et les charges ne peuvent notamment pas être raisonnablement maintenues pour des structures qui ne génèrent aucun chiffre d’affaires. Les banques pourraient également proposer aux entreprises concernées de reporter leurs échéances de remboursements d’un an, si elles ne souhaitent pas voir le nombre de faillite exploser au sein de leur portefeuille entreprises.

D’une manière plus générale, les entrepreneurs de CroissancePlus estiment qu’il est urgent de se saisir avec plus de vigueur des problématiques mortelles auxquelles sont confrontées les entreprises de ces secteurs. La destruction d’un pan entier de l’économie réelle provoquerait des conséquences extrêmement dangereuses: désastres personnels, effondrement de chaînes économiques entières, désertification économique ou encore troubles sociaux.

« Les secteurs de l’hôtellerie restauration événementiel doivent devenir la priorité numéro un des pouvoirs publics. Au-delà de la logique sectorielle, il est absolument vital pour l’équilibre économique du pays que ces entreprises survivent et retrouvent très rapidement le chemin de l’activité. A défaut, c’est tout le tissu économique de notre pays qui demain sera menacé par les faillites en chaîne des entreprises les plus exposées. » prévient Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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COVID-19 : la contrainte publique doit redevenir l’exception

COVID-19 : la contrainte publique doit redevenir l’exception

Les entrepreneurs de CroissancePlus prennent acte des annonces du Président de la République et accueillent positivement les perspectives positives annoncées.

 

Ils s’inquiètent néanmoins des restrictions et des fermetures administratives qui vont continuer à peser sur de nombreuses entreprises, notamment dans les domaines de la restauration et de l’hôtellerie. Ils alertent le Gouvernement sur le caractère hautement inflammable de ces secteurs d’activité dans lesquels le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel sont très souvent imbriqués.

Dans ce cadre, ils appellent le Gouvernement à reconsidérer dès le 15 décembre le maintien des fermetures administratives sur l’ensemble de ces établissements.

CroissancePlus met également en garde les pouvoirs publics sur le désastre économique, social puis politique que créerait toute nouvelle période de confinement. Un retour à des suspensions fortes et prolongées des libertés fondamentales annihilerait la capacité de médiation des corps intermédiaires et menacerait dangereusement notre contrat social et démocratique.

Il est donc plus que jamais nécessaire de garantir le succès de la future stratégie « tester-tracer-isoler » et le respect absolu des gestes barrières.

« Il est temps de dessiner une perspective positive pour ce pays et de faire confiance à la responsabilité de chaque citoyen, et notamment des entrepreneurs. Il faut également garder à l’esprit que l’économie et la société ne supporteront pas un nouveau confinement. Tout doit donc être fait pour garder le cap de la liberté et de la responsabilité. La contrainte publique doit redevenir l’exception. » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus

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Congés payés : tout le monde est responsable de la survie des entreprises

Congés payés : tout le monde est responsable de la survie des entreprises

Selon la DARES, du 1er mars au 25 mai dernier, 12,9 millions de salariés ont bénéficié du dispositif d’activité partielle mis en place par le Gouvernement, soit près d’1 salarié sur 2 en France. Pour le deuxième confinement, il est encore trop tôt pour se prononcer. Il est certain en revanche que la quasi-totalité des salariés travaillant dans les secteurs fermés administrativement en bénéficient à nouveau.

 

Dans ce contexte, les entrepreneurs sont confrontés à un défi majeur : l’accumulation des congés payés pendant les périodes de confinement. En effet, les périodes d’activité partielle génèrent automatiquement des jours de congés qui devront être payés par l’entreprise, alors que celle-ci s’est retrouvée à l’arrêt pendant toute la période concernée. Cette réalité fait peser deux menaces sur des entreprises déjà à terre :

Premièrement, ces congés vont venir assécher un peu plus des trésoreries d’entreprises déjà largement diminuées. Enfin et surtout, elles font peser le risque d’un départ massif des salariés en vacances au moment de la reprise. Les entreprises devront alors se battre pour générer un maximum de chiffre d’affaires et éviter de déposer le bilan après parfois plus de 4 mois sans aucune rentrée financière.

Face à cette situation extrêmement dangereuse, les entrepreneurs de CroissancePlus appellent le Gouvernement et les salariés à se saisir du sujet pour trouver une solution responsable, tant du point de vue des entreprises que du point de vue des finances publiques. Soit les congés devront être imposés au cours des périodes futures d’activité partielle, soit ils devront être pris en charge par l’Etat qui a décrété le confinement.

« Au cours des prochains mois, de nombreuses entreprises proches du dépôt de bilan ne pourront pas assumer un départ en congé massif et simultané de leurs salariés. Ces congés ont en partie été générés au cours des périodes d’activité partielle. Nous demandons donc aux organisations de salariés et au Gouvernement de trouver rapidement une solution neutre pour les finances de l’entreprise qui prenne en compte le caractère exceptionnel de la situation. La loi actuelle n’a pas été conçue pour la période que nous traversons actuellement. L’heure n’est plus aux faux-semblants mais à la responsabilité collective. Partir en vacances ne servira à rien si les entreprises font faillite » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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Télétravail : laissons de la souplesse aux entreprises

Télétravail : laissons de la souplesse aux entreprises

Alors que les négociations sur le télétravail sont actuellement dans l’impasse, CroissancePlus appelle les partenaires sociaux et le Gouvernement à faire preuve de pragmatisme dans la mise en œuvre du télétravail en évitant de créer de nouvelles normes verticales et inadaptées aux réalités du terrain.

 

Dans la ligne des lois de 2017 et de la décision du Conseil d’Etat du 19 octobre dernier, les entrepreneurs de CroissancePlus souhaitent que les règles applicables continuent à être négociées au niveau de chaque entreprise, dans le respect de l’obligation de protection de la santé des salariés mentionné à l’article 4121-1 du Code du Travail.

Au-delà des règles liées à la pandémie de COVID-19, les entrepreneurs doivent en effet composer avec d’autres contraintes majeures inhérentes à un télétravail massif : isolement des salariés, troubles psychosociaux, difficultés de management ou encore perte du sentiment collectif.

Pour Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus « Le télétravail est une réponse importante à l’impératif de limitation des interactions sociales. Les entrepreneurs assument donc leur part en mettant tout en œuvre pour généraliser cette pratique. Mais d’autres enjeux sont également sur la table : isolement des salariés par exemple, mais aussi survie de l’entreprise et de son collectif. N’ajoutons pas de la norme à une situation qui est déjà extrêmement périlleuse pour l’existence même des entreprises ».

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