Mesures COVID : ne tuons pas l’économie et le lien social

Mesures COVID : ne tuons pas l’économie et le lien social

Hier, le Ministre de la Santé et des Solidarités a annoncé de nouvelles mesures visant à contenir l’épidémie de COVID-19. Nous sommes conscients que dans les prochaines semaines, le Gouvernement devra à nouveau revoir ses arbitrages entre protection de la santé et maintien de la vie sociale et économique, probablement au bénéfice du premier élément.

 

Nous comprenons parfaitement l’impératif de protection sanitaire et la grande difficulté qu’une telle situation pose aux gouvernants, mais nous souhaitions alerter à nouveau sur le caractère intenable à long terme de restrictions trop drastiques. Le principe de précaution doit également composer avec la nécessaire vie économique et sociale. La gestion de la situation demande la prise en compte d’un juste équilibre entre le risque sanitaire et le risque économique.

Nous croyons qu’une plus grande confiance peut être accordée aux citoyens et aux organisations sociales et économiques de base: associations, commerçants, entreprises… Face à cette menace, le principe de responsabilité ne peut pas reposer que sur l’Etat. A l’inverse, en cas de situation manifestement dangereuse et irresponsable, nous comprendrions que le pouvoir de sanction, au travers d’amendes, soit davantage mis en œuvre.

« Nous, entrepreneurs, ressentons une vive inquiétude face à l’extension indéfinie du principe de précaution. Conscients de la très haute difficulté de la tâche qui incombe à nos dirigeants, nous les invitons néanmoins à avoir le courage de l’équilibre. Une contrainte trop dure sur l’économie entraînera immanquablement des conséquences sociales et de santé encore plus graves. » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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Plan de relance : les entrepreneurs sont déterminés à agir

Plan de relance : les entrepreneurs sont déterminés à agir

Les entrepreneurs de CroissancePlus saluent le plan de relance proposé ce jour par le Gouvernement. Ils approuvent notamment l’architecture globale des mesures qui mise sur une relance par l’offre, la demande ayant été largement maintenue grâce aux mesures d’activité partielle mises en place depuis mars dernier.

 

Ils se félicitent notamment de l’effort porté sur l’amélioration de la compétitivité des entreprises, notamment permise par la réduction des impôts de production. Les entrepreneurs de CroissancePlus rappellent cependant que cette mesure ne peut être qu’une première étape, tant la structure même de ces impôts est toxique pour les entreprises. Elles continueront à supporter dès l’année prochaine plus de 65 milliards d’euros de taxes prélevées avant même qu’elles ne réalisent le premier euro de bénéfice.

Plus généralement, et au-delà des nombreuses mesures d’investissement qui viennent d’être proposées aujourd’hui, CroissancePlus demeure préoccupé par le niveau structurel de la dépense publique et de son corollaire : le niveau de la pression fiscale. Sur ces deux sujets, la France demeure en tête de tous les classements internationaux. A long terme, et sans réforme systémique de notre dépense publique – Etat, sécurité sociale et collectivités, les entreprises françaises demeureront pénalisées et affaiblies.

Les entrepreneurs de CroissancePlus saluent également la volonté affichée de renforcer les fonds propres des entreprises, et notamment les TPE, PME et ETI. Ils se tiennent à la disposition des pouvoirs publics pour avancer concrètement sur la mise en place de ces outils, afin qu’aucune entreprise ne soit laissée sur le côté.

Enfin, CroissancePlus regrette l’absence de mesures destinées à accélérer le partage de la valeur et du capital dans les entreprises. Soucieux d’apaiser un climat social éruptif, les entrepreneurs sont convaincus que ces outils sont la clef pour recréer la confiance, nécessaire au redémarrage de notre économie. Ils espèrent que le débat parlementaire à venir permettra d’enrichir le PLF pour 2021 de mesures allant en ce sens.

« La période qui s’ouvre est absolument cruciale pour relancer notre machine économique. Les entrepreneurs sont déterminés à créer, développer, investir, embaucher. Le plan présenté par le Gouvernement les y aidera. Entrepreneurs, élus, administration et citoyens : nous devrons néanmoins continuer à construire ensemble un nouveau modèle de capitalisme, plus compétitif mais aussi plus soucieux du partage des fruits de la croissance. Ce plan est un commencement : à nous désormais de nous mobiliser » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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Plan de relance : les solutions des entrepreneurs de CroissancePlus

Plan de relance : les solutions des entrepreneurs de CroissancePlus

Alors que le Gouvernement présentera demain son plan de relance, les entrepreneurs de CroissancePlus rappellent que le retour de la croissance ne se produira que par la mobilisation totale des entreprises, de leurs dirigeants et de leurs salariés. Forts de cette conviction, les entrepreneurs de CroissancePlus identifient quatre chantiers essentiels :

 

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Le retour de la croissance va demander à chacun un sursaut d’effort et de travail, dans un contexte sanitaire encore incertain. Pour permettre une mobilisation de toutes les forces vives du pays, les entrepreneurs de CroissancePlus appellent le Gouvernement à libérer le partage de la valeur et du capital dans les entreprises, spécifiquement dans les PME et ETI. Ils attendent notamment une simplification des outils existants et une baisse de la fiscalité sur les dispositifs de partage.

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INVESTIR

Le retour d’une croissance pérenne et profitable ne pourra se faire que par l’investissement privé. Pour cela, il est essentiel de revoir massivement la fiscalité locale, et notamment la CVAE qui pénalise lourdement les facteurs de production. Alors que chacun convient de la toxicité de ces impôts de production et qu’une première étape sera franchie avec ce plan de relance, il conviendra à terme de proposer une nouvelle trajectoire de baisse pour enfin s’aligner sur la moyenne de nos partenaires européens.

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TRAVAILLER

Pour que chacun puisse trouver une place dans une économie éprouvée, il est essentiel de mettre fin à l’inadéquation entre la demande et l’offre de travail. Pour cela, un travail de formation doit être effectué à destination de ceux qui ne parviennent pas à s’insérer dans l’économie. Une aide massive doit aussi être consentie à destination des jeunes qui arrivent en ce moment sur le marché du travail. Pour sauvegarder les emplois, nous appelons également le Gouvernement à prendre en compte l’enjeu crucial des transmissions d’entreprises, qui sont particulièrement menacés en temps de crise par une fiscalité complexe.

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TRANSFORMER

Plusieurs changements structurels doivent enfin être entamés. Les entrepreneurs de CroissancePlus appellent notamment les pouvoirs publics et les entrepreneurs à se mobiliser autour de l’impératif de souveraineté économique, en initiant un changement de nos règlementations commerciales et de notre approche fiscale. Ils espèrent également une meilleure prise en compte de l’impact de l’activité économique, pour parvenir à une croissance plus vertueuse pour les Hommes et leur environnement. Enfin, et au vu de l’état inquiétant des finances publiques, ils espèrent que les prochaines semaines donneront lieu à une réflexion structurelle sur le rôle et les responsabilités de chacun des acteurs de notre société.

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« Les moyens inédits que l’Etat s’apprête à mobiliser doivent permettre aux entreprises de recréer la richesse dont tout le pays a besoin. Cela ne sera permis que par une mobilisation de tous les Français, mais aussi par des décisions stratégiques qui doivent aller au-delà des logiques d’ajustement. Les perspectives économiques actuelles et l’état de nos finances publiques nous obligent à mettre en place un nouveau modèle de capitalisme plus efficace et plus juste. » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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Nouveau protocole sanitaire : attention à la psychose dans les entreprises

Nouveau protocole sanitaire : attention à la psychose dans les entreprises

Alors que la rentrée économique se profile dans un contexte de crise sans précédent, les entrepreneurs de CroissancePlus ont pris connaissance avec inquiétude des dispositions obligatoires pour les entreprises annoncées le mardi 18 août et applicables à compter de la semaine prochaine.

 

Après avoir vécu des semaines de fermeture ou de mise en sommeil de leur activité, les entrepreneurs demeurent pleinement conscients de la menace sanitaire qui continue à peser sur notre pays. Ils souhaitent toutefois attirer l’attention sur les dégâts irréparables que provoquerait un nouveau durcissement uniforme, indifférencié et non-proportionnel des règles imposées aux entreprises.

Si le nombre de cas détectés connaît actuellement une hausse significative pour la tranche d’âge 20 – 40 ans, hausse en partie liée à l’augmentation des capacités de tests, le nombre de cas graves nécessitant hospitalisation demeure quant à lui fort heureusement très bas et en faible augmentation, si l’on en croit les derniers rapports de Santé Publique France.

Ainsi, au-delà de la nécessaire vigilance sanitaire qui nous incombe, nous devons également veiller à éviter toute nouvelle vague de psychose qui achèvera de mettre l’économie à terre. La baisse de la productivité nourrie par la peur, les absences facilitées, la distanciation et le travail à domicile met de nombreuses structures en péril, et avec elles tous les emplois qui en dépendent. Le travail, si possible en présentiel, doit demeurer la règle, sans quoi aucune reprise économique ne sera possible. Imposer sans distinction des mesures contraignantes, comme le port permanent du masque même lorsque la distanciation est respectée et demander à massifier le télétravail revient à désigner l’entreprise comme un lieu désagréable et dangereux par essence. Alors que des millions d’élèves s’apprêtent à rejoindre leurs écoles et que les derniers développements du virus ont eu lieu majoritairement dans des cadres familiaux et en vacances, l’entreprise ne peut plus subir seule l’extension sans limite du principe de précaution.

Les entrepreneurs de CroissancePlus appellent donc le Gouvernement et les autorités sanitaires à faire usage de mesure, de différenciation et de proportionnalité dans les décisions contraignantes qu’ils sont amenés à prendre. Ils souhaitent également que le Comité d’entreprise (CE) et le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) soient davantage impliqués dans les décisions sanitaires qui touchent chaque entreprise.

« Les entrepreneurs demeurent très préoccupés par la situation sanitaire. Ils le sont également et en premier lieu par la situation de leurs entreprises qui subissent de plein fouet la crise économique. Tant que le principe général du retour au travail ne sera pas clairement assumé, nous ne parviendrons pas à relever la tête » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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Les propositions de CroissancePlus pour l’emploi

Les propositions de CroissancePlus pour l’emploi

Notre pays est confronté à une nouvelle vague de chômage dont nous prenons progressivement la mesure. En juin dernier, 6,15 millions de personnes étaient inscrits à Pôle Emploi, dont 4,4 millions de personnes n’exerçant aucune activité (catégorie A).

Face à ce cancer économique et social, les entrepreneurs de CroissancePlus souhaitent partager leurs solutions pour renouer avec la création d’emploi dans les entreprises.

Ils rappellent avant tout que la création d’emploi est un sujet global et transversal qui résulte de nombreux facteurs.

Premièrement, l’offre de travail, et spécifiquement celle proposée par les demandeurs d’emplois doit être mieux valorisée. Pour cela, CroissancePlus propose la création d’un nouveau contrat « intrapreneur », qui permettrait au demandeur d’emploi de devenir force de proposition auprès des entreprises qu’il démarche. En outre, la formation des demandeurs d’emplois gagnerait à se rapprocher davantage de l’entreprise. Enfin, les entrepreneurs de CroissancePlus demandent une modernisation des allocations sociales, qui doivent enfin devenir linéaires pour éviter la constitution de trappes à inactivité.

Deuxième déterminant essentiel du marché de l’emploi, la demande de travail doit être sauvegardée et stimulée de manière structurelle. Pour cela, des mesures de long terme, simples et massives doivent être adoptées pour redonner aux entreprises des marges de manœuvres pour se développer et embaucher. Les impôts de production sont une réponse incontournable à cette problématique. Enfin, pour les emplois existants, une vigilance toute particulière doit être portée sur les entreprises à transmettre qui ne trouvent pas de repreneurs.

>> Retrouvez ici le détail des propositions pour l’emploi de CroissancePlus <<

Pour Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus : « la sauvegarde et la création d’emploi sont des sujets qui ne peuvent plus être traité en silo et à court terme. Il s’agit d’un sujet global, avant tout déterminé par la santé économique des entreprises. Pour créer des emplois, nous devons avant tout restaurer notre compétitivité, mais aussi créer de nouveaux outils comme le Contrat Intrapreneur, afin de libérer toutes les énergies, y compris celles des demandeurs d’emplois. »

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Les propositions de CroissancePlus pour massifier l’actionnariat salarié

Les propositions de CroissancePlus pour massifier l’actionnariat salarié

Suite au discours de politique générale de Jean Castex, Bruno Le Maire est venu préciser la teneur de l’allègement des impôts de production, en s’engageant à supprimer 20 milliards d’euros de taxes en 2 ans sur les 72 milliards existants. Une fois effectuée, la réforme proposée placera les impôts de production à 2,5% du PIB, soit environ 50 milliards d’euros. Pour mémoire, les impôts de production représentent en moyenne 1,6% du PIB des pays de l’OCDE.

 

Le 25 mai dernier, les entrepreneurs de CroissancePlus s’étaient exprimés en faveur d’une réforme visant à faciliter et encourager l’actionnariat salarié. Pour CroissancePlus, la résurgence d’un contexte social menaçant doit encourager les créateurs et dirigeants d’entreprises à prendre de nouvelles initiatives fortes en ce sens, avec le soutien de l’exécutif et du législateur. Au-delà des mesures de soutien à l’activité, le plan de relance doit orienter notre économie vers un nouveau modèle de capitalisme centré sur l’entrepreneuriat et sur un meilleur partage de la valeur. Seuls ces éléments nous permettrons de retrouver la confiance et l’audace nécessaires au relèvement.

Les bénéfices de l’actionnariat salarié sont multiples :

  • Il constitue une des clés de la concorde économique entre les détenteurs de capital et ceux qui chaque jour œuvrent à le faire fructifier par leur travail
  • Il permet à tous de se réunir autour d’un objectif commun et bénéfique pour tous : le succès de l’entreprise
  • Il permet de diffuser le projet entrepreneurial à tous les salariés et donne ainsi davantage de sens au travail
  • Enfin, et alors que le sujet de la souveraineté et de l’autonomie stratégique préoccupe les décideurs publics, l’actionnariat salarié permet également de solidifier un noyau stable d’actionnaires salariés, fortement intéressés au maintien des outils de production et des technologies sur le territoire français.

Dans ce cadre, l’association d’entrepreneurs présente aujourd’hui 6 propositions clefs pour massifier l’association des collaborateurs au capital et aux fruits de la croissance des entreprises. Ces propositions ont pour objectif de :

  • Permettre à tous les entrepreneurs de donner une plus grande part du capital de leur entreprises aux salariés
  • Faciliter le regroupement des salariés actionnaires au sein de sociétés de salariés pour garantir la bonne gouvernance de l’entreprise
  • Cesser de taxer par un forfait social le partage d’actions avec les salariés, alors que cela ne génère aucune liquidité pour payer l’impôt
  • Inciter les salariés à conserver dans la durée les actions de leurs entreprises
  • Faire évoluer les Bons de Souscription de Parts de Créateur d’Entreprise (BSPCE) en Bons de Souscription de Parts d’Entreprise (BSPE), et ouvrir cet outil aux indépendants qui contribuent à la croissance des plateformes.
  • Encourager la transmission d’entreprises aux salariés.

>>> Retrouvez les propositions détaillées ici <<<

Pour Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus : « Les propositions que notre association soumet aux pouvoirs publics sont simples et applicables rapidement. Accompagnées d’une réforme de la participation et de l’intéressement, elles visent à permettre un changement de paradigme dans le partage de la valeur et dans la diffusion de l’esprit d’entreprise dans la société. Pour nous relancer, nous aurons besoin d’un élan national de confiance et d’audace. Il est temps de mobiliser toutes les forces vives du pays autour de la reconstruction de notre modèle économique et social, et nous sommes persuadés que l’actionnariat salarié sera le meilleur outil pour libérer les énergies. »

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