L’entrepreneur, bâtisseur d’un nouveau capitalisme

L’entrepreneur, bâtisseur d’un nouveau capitalisme

La période que nous traversons représente un accélérateur brutal de transformation mais aussi un révélateur de la formidable énergie et solidarité de l’ensemble de nos forces économiques pour construire demain. 

 

 

Entrepreneurs de terrain, les adhérents de CroissancePlus ont la conviction que leur audace et leur capacité d’innovation sont moteurs pour répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Ce document, « L’entrepreneur, bâtisseur d’un nouveau capitalisme », a pour ambition de montrer qu’il est possible d’allier performance économique et intérêt général pour un capitalisme plus responsable et plus redistributif.

Le premier défi auquel nous sommes confrontés est social. Depuis la création de CroissancePlus, nous avons été pionniers en faisant du partage de la valeur créée avec nos collaborateurs une valeur fondatrice de nos entreprises. Aujourd’hui, il est temps d’aller plus loin et de refonder notre capitalisme en le rendant beaucoup plus redistributif. l’actionnariat salarié doit être libéré et encouragé pour bénéficier au plus grand nombre.

Le second défi est né du constat que l’Etat seul ne peut pas tout. Les pouvoirs publics ne sont plus seuls garants de l’intérêt général. Il est temps d’ouvrir une réflexion pour redéfinir les rôles et responsabilités de chacun. Seule la mise en place de synergies vertueuses entre collectivités territoriales, associations, citoyens et entreprises donnera les moyens à l’entreprise de jouer son rôle d’acteur central dans l’attractivité et la dynamisation de son territoire.

Le troisième défi est notre capacité à transformer notre pays et organiser notre autonomie. La réussite et la croissance des entreprises dans nos territoires permettront de construire une France et une Europe de croissance, avec une souveraineté technologique, industrielle et numérique pour peser davantage dans la compétition mondiale.

Pour Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus : « La période actuelle nous donne l’occasion de redéfinir un nouveau système beaucoup plus horizontal et plus vertueux. Nous avons à cœur de construire un modèle de capitalisme plus redistributif, où l’entreprise peut apporter ses solutions créatives à la société. Les problématiques de la souveraineté, de la préservation de l’environnement ou de la répartition des richesses seront résolues par l’engagement résolu des entrepreneurs, avec le soutien d’un Etat plus souple et plus proche des réalités. »

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CFE et impôts de production : allons au bout de la logique

CFE et impôts de production : allons au bout de la logique

Les entrepreneurs de CroissancePlus saluent les mesures d’urgences proposées par le Gouvernement dans le Projet de Loi de Finances Rectificatives pour 2020 présenté ce jour.

 

Ils se félicitent notamment du dispositif de réassurance des assureurs crédits proposé afin de garantir une couverture satisfaisante aux entreprises exportatrices, et notamment aux PME et ETI. Ils alertent toutefois le Gouvernement et les parlementaires sur la nécessité de prendre également en compte les filiales de groupes français à l’étranger. L’assurance-crédit est un outil essentiel pour le tissu économique français, alors que les suppressions de garanties imposées par les assureurs crédits menaçaient gravement la reprise du commerce extérieur.

Ils saluent également l’exonération des cotisations et contributions sociales sur la période de confinement pour les PME des secteurs les plus touchés. Cette mesure, proposée par CroissancePlus dès avril dernier, est nécessaire pour limiter la vague de faillites des entreprises les plus exposées aux conséquences de la crise du COVID-19.

Au delà des prêts garantis par l’Etat, que les entreprises devront rembourser, CroissancePlus appelle le Gouvernement et les parlementaires à prendre une initiative en faveur des quasi-fonds propres des entreprises, afin de rééquilibrer leur bilan et de permettre un retour de l’investissement. Pour cela, une mesure visant à créer de nouveaux produits obligataires peu coûteux et de long terme pour les PME et les ETI serait adaptée.

Enfin, ils soutiennent la possibilité offerte aux collectivités, avec le soutien de l’Etat, de réduire la CFE pour les entreprises le plus impactées. Ils notent toutefois que par cette proposition, le Gouvernement reconnaît l’absurdité économique des impôts de production, sans pour autant aller au bout de sa logique. Les entrepreneurs de CroissancePlus appellent donc les pouvoirs publics à résoudre au plus vite et de manière systémique et globale le problème des impôts de production. Le redémarrage de l’activité dans les territoires et le retour d’une autonomie stratégique économique de long terme ne sera possible qu’à cette condition.

Pour mémoire, les impôts de production sont prélevés sur les entreprises avant même que celles-ci ne réalisent le moindre euro de bénéfice. Les plus significatifs sont la CFE, la CVAE et la C3S, et bénéficient en priorité aux collectivités locales.

« Le budget rectificatif apporte des réponses d’urgence à des problématiques d’urgence. Ce texte révèle aussi l’absurdité des impôts de production, et notamment de la CFE qui doit être payée par l’entreprise même lorsqu’elle perd de l’argent et qu’elle se dirige droit vers la faillite. Nous saluons le premier pas du Gouvernement et lui demandons d’aller au bout de sa logique en supprimant ces taxes de manière pérenne tout en travaillant avec les collectivités pour trouver de nouveaux modes de financement de l’action publique locale, plus respectueux des mécanismes économiques de base » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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CroissancePlus veut se poser comme un acteur central de l’économie à impact

CroissancePlus veut se poser comme un acteur central de l’économie à impact

L’association publie ce jour le guide « Evaluer, développer, valoriser votre impact », première étape d’une démarche stratégique centrée sur l’économie au service du bien commun.

 

 

Les entrepreneurs de CroissancePlus ont la conviction que les entrepreneurs peuvent construire un capitalisme plus responsable, qui réconcilie sens et croissance.

Une nouvelle conception de l’entreprise émerge, centrée sur les impacts de son activité ; la préservation de l’environnement, le rôle social et sociétal deviennent désormais des critères de la performance, au même titre que le développement économique.

Bien plus qu’un effet de mode, cette révolution de l’impact est un tournant radical, une transformation profonde et irréversible du modèle économique actuel. Toutes les entreprises sont concernées : de celles qui sont « impact native » et qui font bouger les lignes à celles qui doivent se transformer pour intégrer ces nouvelles aspirations dans leur développement.

Pour valoriser les actions et les engagements déjà pris par les entreprises, les labels et certifications constituent un premier niveau de réponse. Ils offrent d’une part, l’opportunité d’une reconnaissance de leurs initiatives et d’autre part, les clés pour structurer et optimiser les actions déjà mises en place.

B Corp, Esus, Entreprise à mission, Ecovadis, Lucie, Great Place to Work….Quels outils choisir ? Quels sont leurs avantages et leurs limites ? C’est tout l’objectif de ce guide qui ne se veut pas exhaustif mais évolutif. Grâce à l’expérience de nos adhérents, entrepreneurs engagés qui ont accepté de témoigner, ce guide est un outil à disposition de toutes les entreprises qui souhaitent évaluer, développer et valoriser leur IMPACT !

Pour Hélène Saint-Loubert, Directrice associée chez Netco Group, Vice-Présidente de CroissancePlus en charge de l’impact : « L’entrepreneur d’avenir est celui qui réussira à allier sens et croissance au service d’un capitalisme plus responsable. Les entrepreneurs de CroissancePlus sont tous mobilisés, certains très engagés. Sous l’impulsion du groupe Impact de CroissancePlus, nous avons élaboré ce guide pour accompagner nos adhérents et tous les entrepreneurs qui défendent une nouvelle vision de l’entreprise de croissance qui tient compte de nouveaux critères de performance sociaux, sociétaux ou environnementaux. Pourquoi, comment, quels outils sont à votre disposition pour évaluer, développer votre impact ! Suivez le guide ! »

Thibaut Bechetoille, Dirigeant d’Ozon.io, Président de CroissancePlus, déclare : « Les entrepreneurs de CroissancePlus partagent la conviction que les entreprises représentent un moteur et un levier d’innovation pour changer les modèles et répondre aux défis du partage des richesses, des nouvelles technologies et du changement climatique. Les entrepreneurs sont les premiers acteurs du changement pour rendre nos activités soutenables sur le plan social, sociétal et environnemental. Dès la création de CroissancePlus, nous avons été pionniers en faisant du partage de la croissance avec nos collaborateurs, une valeur fondatrice de nos entreprises. Aujourd’hui, nous voulons aller plus loin ! Notre ambition est de montrer qu’il est possible d’allier performance économique et intérêt général pour un capitalisme plus responsable et plus inclusif. Nous voulons jouer un rôle d’éclaireur pour créer les entreprises du futur ! »

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Evaluer, développer, valoriser votre impact !

CFE et impôts de production : allons au bout de la logique

« Face à la décroissance, les entrepreneurs sont déterminés » – Les résultats de l’étude OpinionWay pour CroissancePlus sur l’impact de la crise sur les entreprises

Alors que les entreprises de croissance commencent tout juste à reprendre leurs activités le plus souvent de manière partielle, l’heure est au bilan après 2 mois d’arrêt imposé par la crise sanitaire. CroissancePlus en partenariat avec OpinionWay a souhaité interroger ses adhérents, 400 entrepreneurs à la tête d’entreprises de croissance de toutes tailles et de tous secteurs.

 

Sur mars, avril et mai, l’impact du confinement sur le chiffre d’affaires des entreprises est sans appel : 82% des entreprises interrogées ont vu leur chiffre d’affaires fondre, et pour plus du tiers d’entre-elles, cette chute dépasse les 50%, notamment pour les plus petites entreprises.

Conséquence directe : alors que 98% des adhérents de CroissancePlus prévoyaient une croissance de chiffre d’affaires en 2020, dont plus de la moitié dans des proportions importantes (+20% sur l’année), la crise sanitaire impose une perspective de décroissance pour plus la moitié (55%) des membres de l’association.

Cette décroissance a un impact concret, direct et négatif sur l’emploi. Si très peu d’entreprises ont été contraintes de licencier (16%), la grande majorité (63%) a renoncé à embaucher. En revanche, de nombreuses craintes pour l’emploi demeurent pour l’avenir, et notamment une fois que le dispositif d’activité partielle sera levé. Ce mécanisme, plébiscité par les entrepreneurs (98%) a été mis en place dans 79% des entreprises interrogées.

Le dispositif de prêts garantis par l’Etat a également permis à la plupart des entreprises d’assumer le paiement de leurs charges non reportables : 68% d’entre-elles en ont fait la demande, et les fonds leur ont été octroyés dans délais records. Si ce dispositif a permis de soulager des trésoreries sous tension, les entreprises de croissance ont dû toutefois faire face à une dégradation des paiements par leurs clients (54% d’entre-elles).

Pour Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus : « Cette étude témoigne de la violence du choc économique que nous avons subi mais également de l’efficacité des outils de soutien mis en place par le Gouvernement pendant les deux mois de confinement. L’activité partielle et les PGE ont permis de figer la situation. En revanche, tout indique que le déconfinement ne signifie pas la fin des problèmes, bien au contraire. Un nouveau défi se pose à nous : celui du retour des embauches et des investissements dans un contexte économique durablement dégradé. La mise à l’arrêt de l’économie pendant 2 mois a un coût économique et social que nous commençons à découvrir. La crise est devant nous, et nous nous battrons pour continuer à grandir et embaucher dans les difficultés »

Si ces données témoignent de la violence du choc et de l’assombrissement des perspectives, 64% des membres de CroissancePlus pensent que cette crise est aussi source d’opportunités pour améliorer leur business model et rebondir.

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CFE et impôts de production : allons au bout de la logique

Relance européenne : une ambition salutaire et des questions qui demeurent

Les entrepreneurs de CroissancePlus saluent l’ambition du fonds de relance de la Commission européenne, qui constitue un effort inédit pour sauver les économies européennes. Ils soulignent qu’une relance saine passera prioritairement par le soutien aux initiatives privées et non par l’adoption de programmes publics à l’efficience hasardeuse.

 

A cet égard, ils estiment que la crise constitue une opportunité de refonder l’Europe sur des projets de coopération portés par des entreprises. Le fonds de relance européen ne doit pas entraîner la création de nouvelles strates administratives supranationales mais soutenir l’émergence de grands projets entre les Etats membres. Une attention particulière devra être portée à l’efficience de la dépense publique, qui atteint des plafonds insoutenables dans plusieurs pays européens, dont la France. Les entrepreneurs de CroissancePlus attendent donc avec précaution les solutions qui seront proposées pour rembourser les nouvelles dettes contractées à l’échelle de l’Union européenne. Une nouvelle hausse des taxes serait catastrophique pour notre compétitivité et viendrait grever encore davantage une économie française à la peine.

Les entrepreneurs de CroissancePlus rappellent enfin que la crise a montré la nécessité vitale de recouvrer au plus vite une autonomie stratégique européenne, notamment dans les domaines numériques et technologiques. Pour cela, l’Union européenne doit favoriser l’émergence d’entreprises innovantes qui puissent atteindre une échelle mondiale. Il apparaît indispensable de donner accès aux entreprises à de nouveaux moyens de financement qui n’existent pas aujourd’hui, notamment via un exit market boursier, c’est-à-dire un marché financier spécifique qui permette aux entreprises d’atteindre les stades ultimes de leur développement.

Pour Thibaut Bechetoille, président de CroissancePlus « Si son ambition est bienvenue, le fonds de relance européen ne doit pas entraîner l’ajout de nouvelles dépenses récurrentes de fonctionnement ou de prestation, mais au contraire se concentrer sur l’investissement. La crise doit constituer une opportunité pour refonder l’Europe sur des projets de coopération axés sur l’autonomie stratégique de notre économie et sur la transition écologique. Ces projets devront laisser toute leur place aux initiatives privées et devront respecter le principe de non-augmentation de la pression fiscale, notamment en France. »

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CFE et impôts de production : allons au bout de la logique

Le partage des fruits de la croissance est une urgence

Les entrepreneurs de CroissancePlus saluent les déclarations de Gérald Darmanin, publiées dimanche 24 mai dans le Journal du Dimanche, concernant la nécessité de généraliser l’actionnariat salarié. Créée en 1997 pour proposer la création de nouveaux outils d’actionnariat salarié, l’association CroissancePlus porte dans son ADN le partage de la valeur qui est depuis sa création une condition d’adhésion au réseau.

 

Ses adhérents estiment qu’aujourd’hui, la résurgence d’un contexte social menaçant doit encourager les créateurs et dirigeants d’entreprises à prendre de nouvelles initiatives fortes en ce sens. De nouveaux modèles doivent être mis en place pour associer très largement les collaborateurs au capital de leur entreprise, afin de garantir davantage de justice dans le partage des risques et des opportunités. L’actionnariat des salariés est également la clé de la concorde économique entre les détenteurs de capital et ceux qui chaque jour œuvrent à le faire fructifier par leur travail. Il permet à tous de se réunir autour d’un objectif commun et bénéfique pour tous : le succès de l’entreprise.

Les entrepreneurs de CroissancePlus souhaitent aussi que ce type de mécanisme soit ouvert aux  travailleurs indépendants prestataires de plateformes. Par leur travail, ces personnes donnent toute leur valeur à de nouvelles entreprises en forte croissance. Il serait juste que leur implication soit davantage reconnue.

Les entrepreneurs et les partenaires de CroissancePlus travaillent activement pour imaginer et élaborer ces nouveaux modèles de partage. Ils auront l’occasion de les présenter dans les prochaines semaines, et se tiennent d’ores et déjà à la disposition des pouvoirs publics pour travailler sur ce sujet crucial.

« Nous aspirons tous à la création de modèles plus vertueux et plus justes, où le partage de la valeur et du capital reflète davantage l’implication de chaque personne dans l’entreprise. Nous espérons que cette réflexion amorcée par le Gouvernement permettra de proposer de nouveaux outils simples et efficaces. La construction d’un capitalisme plus redistributif est un enjeu économique, mais également social et démocratique » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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