Hôtellerie, restauration, événementiel: prenons la mesure de l’urgence

Hôtellerie, restauration, événementiel: prenons la mesure de l’urgence

Les secteurs de l’hôtellerie, de la restauration et de l’événementiel sont aujourd’hui les plus touchés par la crise. Malgré les nombreuses aides proposées par l’Etat, de nombreuses entreprises ne parviendront pas à compenser des pertes d’activité dépassant les 80% de leur chiffre d’affaires.

 

Face à cette réalité, les entrepreneurs de CroissancePlus expriment leur forte inquiétude. Pour les secteurs concernés, ils estiment que la situation actuelle n’est pas soutenable. Un nouvel équilibre doit être trouvé qui donne davantage de place à un retour à l’activité. Les dispositifs de soutien doivent également être revus et prendre davantage en compte la réalité économique vécue par ces entreprises. Les taxes locales et les charges ne peuvent notamment pas être raisonnablement maintenues pour des structures qui ne génèrent aucun chiffre d’affaires. Les banques pourraient également proposer aux entreprises concernées de reporter leurs échéances de remboursements d’un an, si elles ne souhaitent pas voir le nombre de faillite exploser au sein de leur portefeuille entreprises.

D’une manière plus générale, les entrepreneurs de CroissancePlus estiment qu’il est urgent de se saisir avec plus de vigueur des problématiques mortelles auxquelles sont confrontées les entreprises de ces secteurs. La destruction d’un pan entier de l’économie réelle provoquerait des conséquences extrêmement dangereuses: désastres personnels, effondrement de chaînes économiques entières, désertification économique ou encore troubles sociaux.

« Les secteurs de l’hôtellerie restauration événementiel doivent devenir la priorité numéro un des pouvoirs publics. Au-delà de la logique sectorielle, il est absolument vital pour l’équilibre économique du pays que ces entreprises survivent et retrouvent très rapidement le chemin de l’activité. A défaut, c’est tout le tissu économique de notre pays qui demain sera menacé par les faillites en chaîne des entreprises les plus exposées. » prévient Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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COVID-19 : la contrainte publique doit redevenir l’exception

COVID-19 : la contrainte publique doit redevenir l’exception

Les entrepreneurs de CroissancePlus prennent acte des annonces du Président de la République et accueillent positivement les perspectives positives annoncées.

 

Ils s’inquiètent néanmoins des restrictions et des fermetures administratives qui vont continuer à peser sur de nombreuses entreprises, notamment dans les domaines de la restauration et de l’hôtellerie. Ils alertent le Gouvernement sur le caractère hautement inflammable de ces secteurs d’activité dans lesquels le patrimoine personnel et le patrimoine professionnel sont très souvent imbriqués.

Dans ce cadre, ils appellent le Gouvernement à reconsidérer dès le 15 décembre le maintien des fermetures administratives sur l’ensemble de ces établissements.

CroissancePlus met également en garde les pouvoirs publics sur le désastre économique, social puis politique que créerait toute nouvelle période de confinement. Un retour à des suspensions fortes et prolongées des libertés fondamentales annihilerait la capacité de médiation des corps intermédiaires et menacerait dangereusement notre contrat social et démocratique.

Il est donc plus que jamais nécessaire de garantir le succès de la future stratégie « tester-tracer-isoler » et le respect absolu des gestes barrières.

« Il est temps de dessiner une perspective positive pour ce pays et de faire confiance à la responsabilité de chaque citoyen, et notamment des entrepreneurs. Il faut également garder à l’esprit que l’économie et la société ne supporteront pas un nouveau confinement. Tout doit donc être fait pour garder le cap de la liberté et de la responsabilité. La contrainte publique doit redevenir l’exception. » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus

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Congés payés : tout le monde est responsable de la survie des entreprises

Congés payés : tout le monde est responsable de la survie des entreprises

Selon la DARES, du 1er mars au 25 mai dernier, 12,9 millions de salariés ont bénéficié du dispositif d’activité partielle mis en place par le Gouvernement, soit près d’1 salarié sur 2 en France. Pour le deuxième confinement, il est encore trop tôt pour se prononcer. Il est certain en revanche que la quasi-totalité des salariés travaillant dans les secteurs fermés administrativement en bénéficient à nouveau.

 

Dans ce contexte, les entrepreneurs sont confrontés à un défi majeur : l’accumulation des congés payés pendant les périodes de confinement. En effet, les périodes d’activité partielle génèrent automatiquement des jours de congés qui devront être payés par l’entreprise, alors que celle-ci s’est retrouvée à l’arrêt pendant toute la période concernée. Cette réalité fait peser deux menaces sur des entreprises déjà à terre :

Premièrement, ces congés vont venir assécher un peu plus des trésoreries d’entreprises déjà largement diminuées. Enfin et surtout, elles font peser le risque d’un départ massif des salariés en vacances au moment de la reprise. Les entreprises devront alors se battre pour générer un maximum de chiffre d’affaires et éviter de déposer le bilan après parfois plus de 4 mois sans aucune rentrée financière.

Face à cette situation extrêmement dangereuse, les entrepreneurs de CroissancePlus appellent le Gouvernement et les salariés à se saisir du sujet pour trouver une solution responsable, tant du point de vue des entreprises que du point de vue des finances publiques. Soit les congés devront être imposés au cours des périodes futures d’activité partielle, soit ils devront être pris en charge par l’Etat qui a décrété le confinement.

« Au cours des prochains mois, de nombreuses entreprises proches du dépôt de bilan ne pourront pas assumer un départ en congé massif et simultané de leurs salariés. Ces congés ont en partie été générés au cours des périodes d’activité partielle. Nous demandons donc aux organisations de salariés et au Gouvernement de trouver rapidement une solution neutre pour les finances de l’entreprise qui prenne en compte le caractère exceptionnel de la situation. La loi actuelle n’a pas été conçue pour la période que nous traversons actuellement. L’heure n’est plus aux faux-semblants mais à la responsabilité collective. Partir en vacances ne servira à rien si les entreprises font faillite » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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Télétravail : laissons de la souplesse aux entreprises

Télétravail : laissons de la souplesse aux entreprises

Alors que les négociations sur le télétravail sont actuellement dans l’impasse, CroissancePlus appelle les partenaires sociaux et le Gouvernement à faire preuve de pragmatisme dans la mise en œuvre du télétravail en évitant de créer de nouvelles normes verticales et inadaptées aux réalités du terrain.

 

Dans la ligne des lois de 2017 et de la décision du Conseil d’Etat du 19 octobre dernier, les entrepreneurs de CroissancePlus souhaitent que les règles applicables continuent à être négociées au niveau de chaque entreprise, dans le respect de l’obligation de protection de la santé des salariés mentionné à l’article 4121-1 du Code du Travail.

Au-delà des règles liées à la pandémie de COVID-19, les entrepreneurs doivent en effet composer avec d’autres contraintes majeures inhérentes à un télétravail massif : isolement des salariés, troubles psychosociaux, difficultés de management ou encore perte du sentiment collectif.

Pour Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus « Le télétravail est une réponse importante à l’impératif de limitation des interactions sociales. Les entrepreneurs assument donc leur part en mettant tout en œuvre pour généraliser cette pratique. Mais d’autres enjeux sont également sur la table : isolement des salariés par exemple, mais aussi survie de l’entreprise et de son collectif. N’ajoutons pas de la norme à une situation qui est déjà extrêmement périlleuse pour l’existence même des entreprises ».

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Re-confinement : comment sauver un maximum d’entreprises ?

Re-confinement : comment sauver un maximum d’entreprises ?

Les entrepreneurs de CroissancePlus prennent acte des nouvelles décisions annoncées ce soir par le Président de la République. Ce nouveau confinement porte une attention particulière à la survie de l’économie, en posant le travail comme principe et le chômage comme exception.

 

Néanmoins, les entrepreneurs expriment leurs plus vives inquiétudes quant à la situation économique de leurs entreprises. Concernant les secteurs de l’hôtellerie, restauration et tourisme, les faillites ne pourront malheureusement plus être évitées, étant donné l’état de fragilité maximum des entreprises du secteur.

Pour les très nombreuses entreprises qui subiront une perte d’activité, l’endettement ne sera plus possible étant donné le niveau maximal déjà atteint suite au précédent confinement.

Dès lors, tout doit être mis en œuvre pour améliorer le compte client des entreprises, et notamment :

  • Une commande publique nationale et locale volontariste et responsable, tournée vers les entreprises françaises et notamment les PME.
  • Une responsabilité accrue des grandes entreprises françaises, qui doivent absolument diriger leurs commandes vers les PME et ETI françaises et régler leurs factures dans les plus brefs délais.
  • Un maintien total des garanties par les assureurs crédits, qui doivent continuer leur mission en contrepartie d’une prorogation du dispositif « Cap Relais ».

Concernant le secteur plus spécifique du numérique, cette nouvelle épreuve doit être l’occasion d’accélérer la transformation digitale du tissu économique français. Pour cela, un accent doit être absolument mis sur le déploiement de solutions françaises, ou à minima européenne, pour que les entreprises hors UE ne captent pas l’ensemble du flux d’affaires de notre pays.

Enfin, en plus des protocoles sanitaires et des gestes barrières, chaque entreprise doit inviter ses salariés à utiliser l’application « Tous Anti Covid » afin de fluidifier le traitement épidémique dès maintenant et jusqu’au terme de cette longue crise.

« Ce nouveau confinement sera une grande épreuve pour la société en général et pour les entreprises en particulier. Le maintien de l’activité économique est désormais une nécessité absolue. Un arrêt aussi brutal qu’en mars dernier signerait l’arrêt de mort d’une grande partie du secteur privé, mais également des équilibres financiers publics. Tout doit être mis en œuvre pour que la stratégie de maintien économique fonctionne » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus

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CroissancePlus soutient l’initiative IT50+

CroissancePlus soutient l’initiative IT50+

Le recouvrement de notre souveraineté économique est une urgence, notamment dans le secteur du numérique où l’immense majorité des solutions utilisées provient de l’étranger, et notamment des Etats-Unis.

Dans le prolongement des propositions faites par les entrepreneurs sur ce sujet, CroissancePlus s’associe à la démarche proposée par le collectif « IT50+ ».

En soutenant cette initiative, l’association et ses 350 adhérents s’engagent à travailler activement pour consacrer, à terme, 50% de leur budget et de leurs investissements IT à des solutions françaises ou européennes.

CroissancePlus rappelle enfin que pour permettre l’émergence d’entreprises innovantes et puissantes à l’échelle du continent, trois éléments devront être réunis :

  • Une commande privée prioritairement orientée vers les solutions locales, y compris si celles-ci sont proposées par de petites entreprises.
  • Un soutien assumé du secteur public aux solutions françaises ou européennes, permis par la mise en place d’un « Buy European Act ».
  • Un marché boursier puissant qui permette aux investisseurs de trouver une sortie attractive et aux entreprises d’accéder en Europe aux moyens de leur développement.

« L’initiative IT50+ est nécessaire. Elle témoigne de notre volonté de changer la donne actuelle par nos actes ; chaque entrepreneur est responsable. Les GAFA monopolisent aujourd’hui la plupart des marchés numériques dans notre pays. La qualité incontestable de leurs solutions ne doit pas nous exonérer d’agir concrètement pour permettre l’émergence de solutions françaises et européennes, garantes de notre liberté économique » déclare Thibaut Bechetoille, Président de CroissancePlus.

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