Entreprises : rembourser la « dette Covid » et relancer les investissements

Entreprises : rembourser la « dette Covid » et relancer les investissements

Les salutaires mesures du gouvernement évitent à un maximum d’entreprises le dépôt de bilan, mais elles ne permettront pas d’amorcer la reprise. Thibaut Bechetoille plaide pour un mécanisme d’obligations de très long terme, à un très faible taux, afin que les entreprises puissent rembourser leur « dette Covid »… puis investir.

 

La crise actuelle met les trésoreries de nos entreprises sous tension. Absence de rentrées d’argent, réticence de certains clients à honorer leurs paiements, maintien de nombreuses charges : la situation exige de mobiliser beaucoup de liquidités pour assumer une situation très risquée qui ne pourra pas durer indéfiniment.

Dans cette période difficile, les mesures massives prises par le gouvernement nous permettent de gagner un temps précieux. En permettant l’activité partielle pour de nombreux salariés, l’Etat réduit nos charges salariales et desserre l’étau financier qui se referme sur nous. De l’autre côté, les prêts garantis par l’Etat (PGE) nous offrent également de la souplesse pour assumer les charges que nous ne pouvons pas reporter. Ces dispositions exceptionnelles sont salutaires, et nous saluons ici l’action publique qui est à la mesure de l’urgence économique.

Préparer la reprise

Cependant, le corollaire de ces dispositions est simple : notre niveau d’endettement augmente encore davantage, et notre capacité d’emprunt est réduite d’autant, sans pour autant que nos investissements s’accroissent. Le PGE, même s’il bénéficie d’un taux très faible et d’une garantie publique, demeure un prêt bancaire que nous devrons rembourser dans les prochains mois (…)

Retrouvez l’intégralité de l’article sur Les Echos.

Comment faire de cette période de chômage partiel une opportunité pour se former ?

Comment faire de cette période de chômage partiel une opportunité pour se former ?

Trois membres éminents du comité directeur de CroissancePlus expliquent pourquoi il est important d’exploiter utilement ce moment de confinement pour faire gagner ses salariés en employabilité.

 

« Lorsque la crise sanitaire sera finie, il faudra faire redémarrer rapidement l’économie sous peine de connaître une crise économique et sociale de très grande ampleur. Nous, entrepreneurs et salariés, serons moteur de cette reprise. C’est ce qu’a compris le gouvernement en aidant les entreprises à conserver leurs effectifs grâce à la mise en place de mesures de chômage partiel. Pour cela, nous avons besoin de compétences solides pour gagner en efficacité et performance!

Et si cette période permettait même de nous rendre meilleurs ? Et si nous mettions collectivement à profit ce temps de chômage partiel pour nous former ? Et si nous transformions en opportunité cette contrainte qu’est le confinement pour améliorer nos compétences et donc notre performance ? (…)

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Entreprises : rembourser la « dette Covid » et relancer les investissements

Produire de nouveau en France, au-delà des solutions simplistes

La crise du Covid-19 montre notre dépendance industrielle vis-à-vis de l’Asie. Planification étatique, nationalisations et subventions sont ici et là présentées comme le bon remède. Or ce dont la France a vraiment besoin est ni plus ni moins de gagner en compétitivité, estime Thibaut Bechetoille, président de CroissancePlus.

 

Pénuries de masques, manques de respirateurs artificiels, dépendance à l’Asie de nos approvisionnements en médicaments… La crise que nous traversons met en lumière tout le drame que constitue la désindustrialisation de la France. Depuis plusieurs décennies, notre outil industriel s’affaisse. Notre PIB industriel est tombé à 10 % (contre 24 % en Allemagne), le déficit de notre balance commerciale flirte avec les 60 milliards d’euros, contre 220 milliards d’excédents outre-Rhin.

Nous le voyons, ce drame est avant tout stratégique. Notre dépendance à la Chine nous place dans une position dangereuse, comme le révèle cette crise. Or, notre autonomie industrielle est la condition essentielle de notre souveraineté. Au-delà du secteur sanitaire, certains secteurs sont vitaux en cas de crise : électronique, métallurgie, chimie, etc. Ce problème est également social : un million d’emplois industriels ont été détruits entre 2000 et 2016, ce qui a grandement contribué à la souffrance de nos territoires.

Enfin, la désindustrialisation s’est accompagnée de la perte d’un grand nombre de nos savoir-faire d’exception et de la disparition de plusieurs entreprises d’excellence industrielle. On l’a constaté récemment avec l’OPA d’un fonds basé aux îles Caïmans sur notre fleuron aéronautique Latécoère (…)

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Comment faire de cette période de chômage partiel une opportunité pour se former ?

Faites confiance aux entrepreneurs!

Thibaut Bechetoille, actuel président de CroissancePlus, et l’ensemble de ses prédécesseurs, signent une tribune forte dans laquelle ils réclament plus de souplesse dans la mise en oeuvre du chômage partiel et plus d’attention sur le dossier sensible des délais de paiement.

 

« Pour nous, entrepreneurs et chefs d’entreprise, la crise que nous traversons représente un moment d’humilité, une démonstration crue et brutale de la fragilité de notre société et des indispensables évolutions de notre modèle. Cette épreuve révèle aussi le pragmatisme, la responsabilité et la résilience des forces économiques de notre nation: entrepreneurs et salariés, nous sommes «l’arrière» dans cette guerre qui nous concerne tous.

L’esprit d’union nationale doit prévaloir, l’heure est à l’action! Partout en France, les exemples se multiplient, qui montrent l’esprit de service et de solidarité de nos acteurs économiques, ainsi que leur capacité à s’adapter et à inventer des solutions nouvelles face à ce contexte inédit. Aujourd’hui plus que jamais, notre pays peut s’appuyer sur une société civile responsable, prête à sauvegarder aujourd’hui et construire demain (…)

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Entreprises : rembourser la « dette Covid » et relancer les investissements

Devra-t-on choisir entre une retraite au rabais ou pointer au chômage ?

Il est absurde de repousser trop loin l’âge pivot si une majorité des seniors n’ont pas d’activité. Pour éviter qu’ils acceptent une pension décotée ou pointent tout simplement au chômage, faisons de l’emploi des seniors le préalable à la réforme des retraites. Les explications de Thibaut Bechetoille.

 

Entre tensions sociales, guérilla parlementaire et lourdes concessions de l’exécutif, la réforme du système de retraites renvoie l’image d’une grande impréparation. A mesure que la cohérence et la lisibilité de la réforme se réduisent, son acceptabilité, voire sa légitimité se trouvent d’autant affaiblies.

En renvoyant à la conférence de financement la responsabilité de trouver des moyens pour combler le déficit des caisses du système de retraite, le gouvernement prend le risque de pousser les partenaires sociaux dans une impasse en jouant sur leurs antagonismes.

« Il faudrait un report de deux ans pour assurer un équilibre pérenne du régime. »

Pour en sortir, il devra nécessairement se tourner vers des mesures d’âge. Dès 2025, les comptes devront nécessairement être à l’équilibre sur une période de cinq ans. Dans ce contexte, le retour de l’âge pivot semble incontournable. Les évolutions démographiques rendent même tout à fait envisageable un report de l’âge de départ. Selon l’Institut de la protection sociale, il faudrait un report de deux ans pour assurer un équilibre pérenne du régime, voire tendre jusqu’à 65 ans pour assurer un financement durable de la dépendance des personnes âgées (…)

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Entreprises : rembourser la « dette Covid » et relancer les investissements

« French Tech : comment transformer l’essai »

Par Thibaut Bechetoille (président de Croissance Plus)Stéphane Boujnah (président du directoire d’Euronext)Thomas Blard (partner chez Avolta Partners). 

 

Les entrepreneurs de la French Tech ont besoin d’investisseurs pour faire grandir davantage les start-up françaises. La Bourse est le meilleur instrument pour cela, surtout dans un contexte de taux bas qui devrait inciter les Français à investir davantage dans les entreprises, et un peu moins dans des placements sans risques mais désormais sans gains.

Les entrepreneurs de la French Tech sont, à juste raison, fiers d’arborer un coq coloré sur le revers de leur veste. Mais à y regarder de plus près, ce gallinacé ne pond pas de très gros oeufs. Selon une récente étude d’Avolta Partners, les sorties françaises (moment où les entreprises sont rachetées ou introduites en Bourse) se font à des prix 10, voire 100 fois moins élevés que ce que produisent nos voisins européens. La banque d’affaires relève que les trois plus grosses sorties françaises entre 2017 et 2019 ont été celles de Teads racheté par Altice pour 285 millions d’euros,  Drivy acquis par l’américain Getaround pour 268 millions d’euros et PeopleDoc payé 260 millions d’euros par un autre américain, Ultimate Software. De beaux succès à l’échelle tricolore mais qui font pâle figure face aux 25 milliards d’euros atteints par le suédois Spotify ou 5 milliards d’euros pour le britannique Farfetch. Et pour ne rien arranger, ces entreprises sont parties se faire coter aux Etats-Unis (…)

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