« Restaurer la confiance pour débloquer l’épargne » – Tribune de Thibaut Bechetoille dans Les Echos

« Restaurer la confiance pour débloquer l’épargne » – Tribune de Thibaut Bechetoille dans Les Echos

Taxer l’épargne des Français ne redonnera pas confiance aux ménages, bien au contraire. Or c’est bien de cela dont l’économie a besoin en priorité pour renouer avec la croissance, écrit Thibaut Bechetoille, président de CroissancePlus, dans une tribune aux « Echos ».

 

Flécher, orienter, taxer : depuis quelques semaines, chacun y va de sa proposition pour mettre les épargnants français à contribution. Alors que l’Etat et les entreprises s’endettent massivement pour tenir le choc de la crise du Covid, comment ne pas regarder avec envie la manne des liquidités disponibles sur les comptes courants et les livrets de nos compatriotes ?

Les entreprises françaises ont plus que jamais besoin d’investissement. La dette contractée au cours de l’année écoulée vient bloquer la capacité d’investissement. De nombreuses entreprises sont prises à la gorge, contraintes de bientôt devoir rembourser des prêts qui n’ont servi qu’à survivre pendant quelques mois. Elles ont aujourd’hui besoin de recevoir l’argent des ménages, que ce soit sous forme d’investissements ou de consommation (…)

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Reconfiner, non, responsabiliser, oui ! – Interview de Thibaut Bechetoille dans EcoRéseau Business

L’ombre du reconfinement pèse sur la France et ses entreprises. Ces dernières semaines, tout semblait indiquer un troisième tour de vis, finalement, ce ne sera pas pour tout de suite. Reste qu’en dépit de l’accumulation de mesures (couvre-feu, fermetures des frontières et des grands magasins…), la solution du reconfinement n’est pas exclue. Et les entreprises s’en inquiètent. Thibaut Bechetoille, président de l’association d’entrepreneur·ses CroissancePlus, analyse les risques que représenterait un reconfinement et appelle à miser sur la responsabilité des Français·es et des entreprises.

 

Quel regard portez-vous sur la gestion de la crise ces derniers mois ?
Notre regard consiste à dire que d’une manière générale, on regarde le problème sous un angle très focalisé sur le sujet sanitaire-covid. Il nous paraît important de resituer le tout dans un contexte plus global de société, avec ses composantes économiques et psychologiques. Il nous semble que cette crise est pilotée de façon parcellaire et pas assez globale. On voit de plus en plus d’études et d’articles sur la santé psychologique des jeunes, les achats d’antidépresseurs qui augmentent, les baisses des consultations de cardiologie… Il faut prendre toutes les dimensions en compte et ce n’est pas toujours le cas.

Un troisième confinement serait donc préjudiciable ?
Quand vous voyez ce qu’il se passe en Espagne où l’on dit qu’on ne peut pas se permettre un reconfinement, et aux Pays-Bas où éclatent des émeutes et où le niveau d’acceptabilité des mesures est bloqué, on se demande si en France ou ne pourrait pas raisonner de la même manière. Avec 63 % de dépenses publiques par rapport à son PIB et 120 % de dette, la France a-t-elle les moyens de se payer un troisième confinement ? La question est là (…)

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«Si je paye, je coule» : le cri d’alarme de trois patrons emblématiques que la crise met à genoux – Le Figaro

«Si je paye, je coule» : le cri d’alarme de trois patrons emblématiques que la crise met à genoux – Le Figaro

TÉMOIGNAGES – Tout allait bien pour eux mais la pandémie et les décisions erratiques du gouvernement ont cassé leur dynamique de croissance. Aujourd’hui, ils demandent de la visibilité et qu’on les laisse travailler en responsabilité.

 

À eux trois, ils ont réalisé près de 300 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2019. Mais ça, comme dit la pub, c’était avant… le Covid-19. Cette année, pandémie oblige, ils n’atteindront pas en effet les 100 millions d’euros en cumulé. Soit trois fois moins et avec une immense interrogation, malgré les aides et le plan d’urgence massif déployé par le gouvernement, pour la survie de l’activité en 2021.

Eux, ce sont Frédéric Bedin, le président du directoire de Hopscotch Groupe, une entreprise de conseil en communication spécialisée dans les relations publiques, l’événementiel, le numérique et le Web social, qui bouclera son exercice 2020 avec 100 millions d’euros de chiffre d’affaires en moins sur un total de 150. C’est aussi Nicolas Bergerault, le propriétaire et fondateur de l’Atelier des chefs, qui propose des cours de cuisine en atelier ou en ligne, et va enregistrer cette année une chute de 80% de son chiffre d’affaires sur la partie Atelier de l’entreprise, qui représente 90% de son activité. Et c’est Jean-Bernard Falco, le président fondateur de la société de gestion hôtelière Paris Inn Group, propriétaire de 35 hôtels essentiellement en France, mais aussi au Portugal et en Chine, qui devrait finir l’année avec un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros, contre 120 millions visés en début d’année après des mois de janvier et février 2020 exceptionnels. « Ils représentent des secteurs à l’arrêt avec des chutes de chiffre d’affaires qui peuvent atteindre 90% », dénonce Thibaut Bechetoille, le président de l’association CroissancePlus dont Bedin, Bergerault et Falco sont membres (…)

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«Si je paye, je coule» : le cri d’alarme de trois patrons emblématiques que la crise met à genoux – Le Figaro

Thibaut Bechetoille : « Rétablir la liberté et la responsabilité » – Le Figaro

TRIBUNE – Le président de CroissancePlus (think-tank d’entrepreneurs) s’alarme de voir tous les commerçants, les entrepreneurs et les citoyens tenus pour des adultes incapables et mis sous tutelle par l’État, fût-ce pour des motifs de santé publique.

 

Le président de CroissancePlus (think-tank d’entrepreneurs) s’alarme de voir tous les commerçants, les entrepreneurs et les citoyens tenus pour des adultes incapables et mis sous tutelle par l’État, fût-ce pour des motifs de santé publique.

Pour la deuxième fois, et probablement pas pour la dernière, nous sommes confrontés à un terrible dilemme: éviter l’embolie hospitalière ou échapper au désastre économique. À nouveau, et avec des aménagements que beaucoup ne comprennent pas, nous choisissons d’éviter la saturation des hôpitaux. Pour entendable qu’il soit, ce choix du gouvernement ne peut occulter l’autre réalité: les torrents de dette publique déversés sur les entreprises et salariés ne parviendront pas à empêcher le désastre économique et social. Le confinement, quel que soit son degré d’application, est un sabordage collectif qui entraîne déjà des dépôts de bilan, le chômage, notamment pour les jeunes qui arrivent sur le marché du travail, et un accroissement dangereux des déficits publics qui menace à terme de faire imploser le système (…)

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Covid-19 : 5 mesures pour sortir du confinement en sécurité – Le Point

TRIBUNE. Entourée de médecins et entrepreneurs, la directrice de l’iFrap propose des pistes pour éviter la prolongation du confinement et ses restrictions. Par Agnès Verdier-Molinié

 

Monsieur le Président, voici cinq mesures pour sortir du confinement en toute sécurité,

Si le confinement peut s’avérer pertinent de manière transitoire afin de limiter la propagation d’une épidémie, les restrictions qu’il entraîne présentent des inconvénients majeurs pour les personnes sur tous les plans, privés, sociaux et économiques. Envisager dès à présent une sortie efficace et sécurisée du confinement est possible, sans se résoudre à la logique du « stop and go » intenable à long terme. Cinq mesures clés devraient permettre de concilier les impératifs de santé publique, les exigences économiques et le moral de nos concitoyens (…)

(…) Nous sommes convaincus que ces mesures peuvent nous permettre d’éviter la prolongation d’un confinement incompatible avec nos valeurs démocratiques, notre culture, les exigences de la vie sociale et de l’économie.

Thibaut Bechetoille, entrepreneur et président de CroissancePlus; Marie Fugain, comédienne, autrice; Emmanuel Hirsch, professeur d’éthique médicale, université de Paris-Saclay; Gérald Kierzek, médecin urgentiste à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris; Michaël Peyromaure, chirurgien à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris; Agnès Verdier-Molinié, directrice de la Fondation iFrap. 

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Pour une grande réforme de l’actionnariat salarié – Les Echos

Pour une grande réforme de l’actionnariat salarié – Les Echos

Devant les difficultés sociales qui s’annoncent, il faut mettre en place un nouveau modèle de capitalisme centré autour de l’entrepreneuriat, beaucoup plus redistributif et incitatif estiment les auteurs. L’une des pistes serait d’associer massivement les salariés aux résultats des entreprises.

A peine nommé, le nouveau gouvernement doit déjà faire face à de nombreux défis économiques et sociaux. La recrudescence du chômage annoncée dans les prochains mois viendra attiser les braises sociales qui couvent dans notre pays. Ajouté à un sentiment profond d’inégalité ressenti par toute une partie de la population, de nombreuses personnes vont connaître l’angoisse de la décroissance et de ses conséquences : durcissement de l’ambiance de travail, pénurie de recrutements pour les jeunes générations, menaces de plans sociaux, baisse des investissements dans les outils de travail…

Dans ce contexte, l’Etat seul ne pourra pas recréer l’espoir et la confiance nécessaire au redémarrage de l’économie. Les mesures annoncées permettront de limiter les dégâts sociaux du chômage et d’inciter les entreprises à sauver les emplois, voire à en créer, en attendant le retour de jours meilleurs. Mais ces jours ne reviendront pas de manière automatique. Déjà commence à poindre le retour de conflits et oppositions entre acteurs économiques qui n’attendront qu’une étincelle réformatrice pour exploser à nouveau (…)

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