Pour une reprise rapide et raisonnée, les forces économiques doivent voler en escadrille

Pour une reprise rapide et raisonnée, les forces économiques doivent voler en escadrille

Dans une tribune collective pour le Figaro, plusieurs dirigeants et anciens dirigeants de grands groupes et de PME appellent à la nécessaire collaboration des deux mondes pour surmonter la crise actuelle.

 

« La crise inédite que nous traversons révèle le pragmatisme, la responsabilité et la résilience des forces économiques de notre nation. Partout en France, les exemples se multiplient, qui montrent l’esprit de service et de solidarité de nos acteurs économiques, ainsi que leur capacité à s’adapter et à inventer des solutions nouvelles. Et si nous en faisions une opportunité pour construire le monde d’après?

S’il revient à l’État de jouer un rôle de soutien pendant la crise sanitaire pour protéger les citoyens, aider les entreprises à tenir leur rôle et éviter l’effondrement économique, ce sont les entreprises, petites et grandes, qui seront moteur dans la mise en place d’un plan de reprise ambitieux, en responsabilité et en solidarité.

Pour éviter les dépôts de bilan dans un premier temps et grandir plus vite dans un deuxième temps, nous voulons agir dès maintenant en créant des alliances fortes et structurées entre les grands groupes et notre écosystème de PME sur les territoires. Saisissons l’opportunité de jouer collectif en tirant profit des forces de chacun! L’Allemagne et la Chine le font, pourquoi pas nous ? (…)

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« Les impôts de production sont un véritable cancer pour les entreprises »

« Les impôts de production sont un véritable cancer pour les entreprises »

Le président de l’association CroissancePlus, Thibaut Bechetoille, s’inquiète des choix de politique économique alors que la France est déjà asphyxiée par les impôts.

 

Touchés mais pas coulés : dans la crise qui sévit, plus de la moitié des entrepreneurs membres de CroissancePlus ont des difficultés à se faire payer, selon une enquête OpinionWay. Ils sont plus de 60 % à avoir eu recours à un prêt garanti par l’Etat, mais ils ont largement réussi à ne pas licencier. Thibaut Bechetoille, président depuis un an de l’association, évoque leurs inquiétudes pour l’avenir et prêche pour une relance s’appuyant sur des baisses de fiscalité.

Cette crise, pourtant très violente, est considérée par 64 % des entrepreneurs membres de CroissancePlus, comme une opportunité pour évoluer. Cela vous surprend-il ? Des dizaines d’entrepreneurs de notre association se sont vraiment interrogés sur l’impact de cette crise sur leur business model, sur les messages qu’ils délivrent, sur leurs cibles et plus largement sur leur stratégie future. Ce chiffre de 64 % est bien fondé, il ne relève pas de la méthode Coué (…)

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Pour une reprise rapide et raisonnée, les forces économiques doivent voler en escadrille

« L’accroissement sans fin des impôts et des cotisations nuit aussi à la fiche de paye! »

TRIBUNE – La grande illusion française consiste à croire que ce sont toujours les autres qui acquitteront la facture de l’endettement public à votre place, explique le président de Croissance Plus Thibaut Bechetoille.

 

S’il a permis de limiter efficacement les destructions d’emplois à court terme, le dispositif «Hibernatus économique» imposé par la crise sanitaire et mis en place par le gouvernement ne sera malheureusement pas sans conséquence. Entrepreneurs de terrain, nous commençons à percevoir les dommages de ces deux mois de confinement: crise de confiance dans les entreprises, demande atone, renforcement de notre endettement public et privé, inconscience généralisée de la valeur détruite.

Pour remédier au désastre qui vient, de nombreuses déclarations fleurissent pour réclamer des injections massives de fonds publics. Les chiffres que nous lisons du matin au soir – 100 milliards, 500 milliards, 1000 milliards – dépassent l’entendement et brouillent notre compréhension de la valeur des choses.

Face à un phénomène économique nouveau et terriblement anxiogène, nous comprenons la gravité de la situation et la nécessité de ne pas la subir en agissant de manière extraordinaire. Cependant, nous lançons aujourd’hui une alerte fondée sur notre expérience de l’économie réelle et sur les leçons que nous, praticiens de l’économie, avons tirées des difficultés passées (…)

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Entreprises : rembourser la « dette Covid » et relancer les investissements

Entreprises : rembourser la « dette Covid » et relancer les investissements

Les salutaires mesures du gouvernement évitent à un maximum d’entreprises le dépôt de bilan, mais elles ne permettront pas d’amorcer la reprise. Thibaut Bechetoille plaide pour un mécanisme d’obligations de très long terme, à un très faible taux, afin que les entreprises puissent rembourser leur « dette Covid »… puis investir.

 

La crise actuelle met les trésoreries de nos entreprises sous tension. Absence de rentrées d’argent, réticence de certains clients à honorer leurs paiements, maintien de nombreuses charges : la situation exige de mobiliser beaucoup de liquidités pour assumer une situation très risquée qui ne pourra pas durer indéfiniment.

Dans cette période difficile, les mesures massives prises par le gouvernement nous permettent de gagner un temps précieux. En permettant l’activité partielle pour de nombreux salariés, l’Etat réduit nos charges salariales et desserre l’étau financier qui se referme sur nous. De l’autre côté, les prêts garantis par l’Etat (PGE) nous offrent également de la souplesse pour assumer les charges que nous ne pouvons pas reporter. Ces dispositions exceptionnelles sont salutaires, et nous saluons ici l’action publique qui est à la mesure de l’urgence économique.

Préparer la reprise

Cependant, le corollaire de ces dispositions est simple : notre niveau d’endettement augmente encore davantage, et notre capacité d’emprunt est réduite d’autant, sans pour autant que nos investissements s’accroissent. Le PGE, même s’il bénéficie d’un taux très faible et d’une garantie publique, demeure un prêt bancaire que nous devrons rembourser dans les prochains mois (…)

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Pour une reprise rapide et raisonnée, les forces économiques doivent voler en escadrille

Comment faire de cette période de chômage partiel une opportunité pour se former ?

Trois membres éminents du comité directeur de CroissancePlus expliquent pourquoi il est important d’exploiter utilement ce moment de confinement pour faire gagner ses salariés en employabilité.

 

« Lorsque la crise sanitaire sera finie, il faudra faire redémarrer rapidement l’économie sous peine de connaître une crise économique et sociale de très grande ampleur. Nous, entrepreneurs et salariés, serons moteur de cette reprise. C’est ce qu’a compris le gouvernement en aidant les entreprises à conserver leurs effectifs grâce à la mise en place de mesures de chômage partiel. Pour cela, nous avons besoin de compétences solides pour gagner en efficacité et performance!

Et si cette période permettait même de nous rendre meilleurs ? Et si nous mettions collectivement à profit ce temps de chômage partiel pour nous former ? Et si nous transformions en opportunité cette contrainte qu’est le confinement pour améliorer nos compétences et donc notre performance ? (…)

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Entreprises : rembourser la « dette Covid » et relancer les investissements

Produire de nouveau en France, au-delà des solutions simplistes

La crise du Covid-19 montre notre dépendance industrielle vis-à-vis de l’Asie. Planification étatique, nationalisations et subventions sont ici et là présentées comme le bon remède. Or ce dont la France a vraiment besoin est ni plus ni moins de gagner en compétitivité, estime Thibaut Bechetoille, président de CroissancePlus.

 

Pénuries de masques, manques de respirateurs artificiels, dépendance à l’Asie de nos approvisionnements en médicaments… La crise que nous traversons met en lumière tout le drame que constitue la désindustrialisation de la France. Depuis plusieurs décennies, notre outil industriel s’affaisse. Notre PIB industriel est tombé à 10 % (contre 24 % en Allemagne), le déficit de notre balance commerciale flirte avec les 60 milliards d’euros, contre 220 milliards d’excédents outre-Rhin.

Nous le voyons, ce drame est avant tout stratégique. Notre dépendance à la Chine nous place dans une position dangereuse, comme le révèle cette crise. Or, notre autonomie industrielle est la condition essentielle de notre souveraineté. Au-delà du secteur sanitaire, certains secteurs sont vitaux en cas de crise : électronique, métallurgie, chimie, etc. Ce problème est également social : un million d’emplois industriels ont été détruits entre 2000 et 2016, ce qui a grandement contribué à la souffrance de nos territoires.

Enfin, la désindustrialisation s’est accompagnée de la perte d’un grand nombre de nos savoir-faire d’exception et de la disparition de plusieurs entreprises d’excellence industrielle. On l’a constaté récemment avec l’OPA d’un fonds basé aux îles Caïmans sur notre fleuron aéronautique Latécoère (…)

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