Les salutaires mesures du gouvernement évitent à un maximum d’entreprises le dépôt de bilan, mais elles ne permettront pas d’amorcer la reprise. Thibaut Bechetoille plaide pour un mécanisme d’obligations de très long terme, à un très faible taux, afin que les entreprises puissent rembourser leur « dette Covid »… puis investir.

 

La crise actuelle met les trésoreries de nos entreprises sous tension. Absence de rentrées d’argent, réticence de certains clients à honorer leurs paiements, maintien de nombreuses charges : la situation exige de mobiliser beaucoup de liquidités pour assumer une situation très risquée qui ne pourra pas durer indéfiniment.

Dans cette période difficile, les mesures massives prises par le gouvernement nous permettent de gagner un temps précieux. En permettant l’activité partielle pour de nombreux salariés, l’Etat réduit nos charges salariales et desserre l’étau financier qui se referme sur nous. De l’autre côté, les prêts garantis par l’Etat (PGE) nous offrent également de la souplesse pour assumer les charges que nous ne pouvons pas reporter. Ces dispositions exceptionnelles sont salutaires, et nous saluons ici l’action publique qui est à la mesure de l’urgence économique.

Préparer la reprise

Cependant, le corollaire de ces dispositions est simple : notre niveau d’endettement augmente encore davantage, et notre capacité d’emprunt est réduite d’autant, sans pour autant que nos investissements s’accroissent. Le PGE, même s’il bénéficie d’un taux très faible et d’une garantie publique, demeure un prêt bancaire que nous devrons rembourser dans les prochains mois (…)

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