Devant les difficultés sociales qui s’annoncent, il faut mettre en place un nouveau modèle de capitalisme centré autour de l’entrepreneuriat, beaucoup plus redistributif et incitatif estiment les auteurs. L’une des pistes serait d’associer massivement les salariés aux résultats des entreprises.

A peine nommé, le nouveau gouvernement doit déjà faire face à de nombreux défis économiques et sociaux. La recrudescence du chômage annoncée dans les prochains mois viendra attiser les braises sociales qui couvent dans notre pays. Ajouté à un sentiment profond d’inégalité ressenti par toute une partie de la population, de nombreuses personnes vont connaître l’angoisse de la décroissance et de ses conséquences : durcissement de l’ambiance de travail, pénurie de recrutements pour les jeunes générations, menaces de plans sociaux, baisse des investissements dans les outils de travail…

Dans ce contexte, l’Etat seul ne pourra pas recréer l’espoir et la confiance nécessaire au redémarrage de l’économie. Les mesures annoncées permettront de limiter les dégâts sociaux du chômage et d’inciter les entreprises à sauver les emplois, voire à en créer, en attendant le retour de jours meilleurs. Mais ces jours ne reviendront pas de manière automatique. Déjà commence à poindre le retour de conflits et oppositions entre acteurs économiques qui n’attendront qu’une étincelle réformatrice pour exploser à nouveau (…)

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