Les entrepreneurs de CroissancePlus saluent l’ambition du fonds de relance de la Commission européenne, qui constitue un effort inédit pour sauver les économies européennes. Ils soulignent qu’une relance saine passera prioritairement par le soutien aux initiatives privées et non par l’adoption de programmes publics à l’efficience hasardeuse.

 

A cet égard, ils estiment que la crise constitue une opportunité de refonder l’Europe sur des projets de coopération portés par des entreprises. Le fonds de relance européen ne doit pas entraîner la création de nouvelles strates administratives supranationales mais soutenir l’émergence de grands projets entre les Etats membres. Une attention particulière devra être portée à l’efficience de la dépense publique, qui atteint des plafonds insoutenables dans plusieurs pays européens, dont la France. Les entrepreneurs de CroissancePlus attendent donc avec précaution les solutions qui seront proposées pour rembourser les nouvelles dettes contractées à l’échelle de l’Union européenne. Une nouvelle hausse des taxes serait catastrophique pour notre compétitivité et viendrait grever encore davantage une économie française à la peine.

Les entrepreneurs de CroissancePlus rappellent enfin que la crise a montré la nécessité vitale de recouvrer au plus vite une autonomie stratégique européenne, notamment dans les domaines numériques et technologiques. Pour cela, l’Union européenne doit favoriser l’émergence d’entreprises innovantes qui puissent atteindre une échelle mondiale. Il apparaît indispensable de donner accès aux entreprises à de nouveaux moyens de financement qui n’existent pas aujourd’hui, notamment via un exit market boursier, c’est-à-dire un marché financier spécifique qui permette aux entreprises d’atteindre les stades ultimes de leur développement.

Pour Thibaut Bechetoille, président de CroissancePlus « Si son ambition est bienvenue, le fonds de relance européen ne doit pas entraîner l’ajout de nouvelles dépenses récurrentes de fonctionnement ou de prestation, mais au contraire se concentrer sur l’investissement. La crise doit constituer une opportunité pour refonder l’Europe sur des projets de coopération axés sur l’autonomie stratégique de notre économie et sur la transition écologique. Ces projets devront laisser toute leur place aux initiatives privées et devront respecter le principe de non-augmentation de la pression fiscale, notamment en France. »

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